Agir — Donner une réalité à ses choix

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Nous pouvons avoir des convictions fortes, des projets importants et une vision claire de la personne que nous souhaitons devenir. Mais tant que nos choix ne se traduisent pas dans notre manière de vivre, ils restent des intentions. L’action est ce qui leur donne une réalité.

Il arrive que nous sachions exactement ce que nous voulons.

Nous souhaitons prendre davantage notre place.

Retrouver de la sérénité.

Développer notre confiance.

Améliorer nos relations.

Consacrer du temps à un projet.

Ou vivre davantage en accord avec nos valeurs.

Nous avons réfléchi à notre situation.

Nous avons reconnu ce qui devait évoluer.

Nous avons même pris certaines décisions.

Pourtant, lorsque nous regardons notre quotidien, nous constatons parfois que peu de choses ont réellement changé.

Nous continuons à repousser une conversation.

À accepter des engagements qui ne nous conviennent pas.

À remettre au lendemain ce qui compte.

À attendre un moment plus favorable.

Et nous finissons par nous demander pourquoi nos décisions ne produisent pas les transformations espérées.

La réponse est parfois simple.

Nous avons décidé.

Mais nous n’avons pas encore agi.

Cette distinction ne doit pas devenir une raison supplémentaire de nous juger.

Passer à l’action peut être difficile.

Nous pouvons rencontrer des obstacles.

Manquer de temps.

Craindre les conséquences.

Ou ne pas savoir comment commencer.

Mais nous devons reconnaître une réalité fondamentale.

Une décision ne transforme pas notre existence uniquement parce que nous l’avons prise. Elle commence à produire ses effets lorsque nous lui donnons une place dans nos comportements.

C’est le sens de la sixième attitude gagnante des 1 %.

Agir, c’est traduire nos choix en actes concrets, avec discernement, responsabilité et constance.

Nous pouvons décider sans jamais passer à l’action

Imaginez une personne qui souhaite depuis longtemps retrouver davantage de temps pour elle.

Elle a compris qu’elle accepte trop de sollicitations.

Elle reconnaît qu’elle doit mieux préserver ses priorités.

Elle a décidé de ne plus dire oui automatiquement.

Cette décision est importante.

Elle marque une évolution dans sa manière de considérer ses besoins.

Mais quelques jours plus tard, une nouvelle demande se présente.

Un collègue souhaite lui confier une tâche supplémentaire.

Elle hésite.

Elle pense à sa décision.

Elle sait qu’elle devrait examiner sa disponibilité.

Pourtant, elle répond immédiatement :

« Oui, bien sûr. »

Et elle se retrouve une nouvelle fois avec un engagement qu’elle n’avait pas réellement choisi.

Que s’est-il passé ?

Sa décision n’était pas nécessairement insincère.

Elle souhaitait réellement changer.

Mais au moment où une situation concrète s’est présentée, son ancien comportement a repris le dessus.

C’est précisément là que l’attitude Agir devient essentielle.

Elle nous invite à faire entrer nos décisions dans la réalité.

Non pas uniquement lorsque les circonstances sont faciles.

Mais également lorsque nous rencontrons les situations qui nous poussaient auparavant à agir autrement.

Dans notre exemple, agir aurait pu consister à répondre :

« Je vais regarder ce que je peux faire et je vous confirme ma disponibilité. »

Une phrase simple.

Quelques secondes.

Mais un comportement différent.

La personne n’a pas encore appris à poser toutes ses limites.

Elle n’a pas transformé toute sa manière de fonctionner.

Elle a simplement commencé à respecter une décision qu’elle avait prise.

C’est souvent ainsi que le changement commence : par un acte qui semble modeste, mais qui marque une différence réelle avec notre manière habituelle de nous comporter.

La différence entre Activer et Agir

Ces deux attitudes sont complémentaires.

Mais elles ne remplissent pas la même fonction.

Activer consiste à décider.

Nous reconnaissons une direction.

Nous choisissons de nous engager.

Nous définissons ce que nous souhaitons faire évoluer.

Nous préparons les conditions nécessaires pour commencer.

Agir consiste à réaliser.

Nous posons le premier acte.

Nous exprimons une conviction.

Nous respectons une priorité.

Nous prenons une initiative.

Nous accomplissons ce que nous avions décidé.

Prenons un autre exemple.

Vous souhaitez écrire un livre.

Vous avez des idées.

Des expériences à transmettre.

Des réflexions que vous aimeriez partager.

Vous avez longtemps envisagé ce projet.

Un jour, vous prenez une décision :

« Je vais écrire ce livre. »

Vous définissez un sujet.

Vous choisissez une direction.

Vous réservez des moments dans votre agenda.

Vous avez activé votre projet.

Mais le livre ne s’écrira pas uniquement parce que vous avez pris cette décision.

Il faudra vous installer.

Ouvrir votre document.

Écrire une première phrase.

Puis une autre.

Construire des paragraphes.

Reprendre certaines idées.

Avancer dans votre manuscrit.

C’est l’action qui permettra à votre décision de prendre forme.

Vous ne maîtriserez pas nécessairement le résultat final dès le départ.

Vous rencontrerez peut-être des difficultés.

Vous devrez modifier votre organisation.

Mais vous aurez commencé à construire quelque chose qui, auparavant, n’existait que dans votre esprit.

Activer donne une direction à notre volonté. Agir donne une réalité à cette direction.

L’action n’a pas besoin d’être spectaculaire

Nous associons parfois le changement à de grandes décisions.

Changer de carrière.

Créer une entreprise.

Transformer son organisation.

Prendre une responsabilité importante.

Ou modifier profondément sa manière de vivre.

Ces changements peuvent avoir leur place.

Mais ils ne représentent pas la seule manière de progresser.

Une transformation peut commencer par un acte très simple.

Prendre quelques minutes pour clarifier une décision.

Exprimer un désaccord avec calme.

Respecter un engagement personnel.

Demander une explication.

Réserver un moment à une activité importante.

Ou accomplir une tâche que nous repoussons depuis plusieurs jours.

Ces actions peuvent sembler ordinaires.

Elles ne produisent pas nécessairement des résultats immédiatement visibles.

Mais elles possèdent une valeur particulière lorsqu’elles correspondent à une direction que nous avons consciemment choisie.

Une personne qui souhaite devenir plus affirmée n’a pas besoin de commencer par prononcer un discours devant une assemblée.

Elle peut commencer par exprimer une préférence dans une conversation.

Une personne qui souhaite développer son autonomie n’a pas besoin de prendre immédiatement une décision majeure.

Elle peut commencer par choisir elle-même dans une situation simple, sans rechercher systématiquement une validation extérieure.

Une personne qui souhaite retrouver davantage de sérénité peut commencer par protéger un moment de tranquillité dans sa journée.

La valeur d’une action ne dépend pas uniquement de son ampleur. Elle dépend aussi de sa cohérence avec la personne que nous souhaitons devenir.

Le principe des 1 % : avancer à notre mesure

Lorsque je parle des 1 %, je ne vous invite pas à rechercher une progression mathématique parfaite.

Il ne s’agit pas de mesurer chaque jour une amélioration exacte.

Ni de considérer que nous devons obligatoirement devenir meilleurs dans tous les domaines.

Le principe des 1 % représente avant tout une manière d’aborder notre progression.

Nous n’avons pas besoin de tout transformer immédiatement.

Nous pouvons commencer là où nous sommes.

Avec nos responsabilités.

Nos contraintes.

Nos capacités actuelles.

Et les moyens dont nous disposons.

Nous pouvons choisir une action accessible.

La réaliser.

Observer ce qu’elle nous apprend.

Puis poursuivre notre progression.

Certains jours, nous avancerons davantage.

D’autres jours, nous aurons simplement la possibilité de maintenir ce que nous avons déjà construit.

Et il arrivera que nous devions ralentir.

Cela ne signifie pas que notre démarche a perdu toute sa valeur.

L’Excellence Personnelle n’est pas une compétition permanente contre nous-mêmes.

Elle nous invite à élever progressivement notre manière de penser, de choisir et d’agir.

Les 1 % nous rappellent qu’une progression modeste peut être précieuse lorsqu’elle nous rapproche de ce qui compte réellement.

Le premier acte est parfois le plus difficile

Nous pouvons réfléchir longtemps à une action sans jamais la réaliser.

Nous imaginons les difficultés.

Nous anticipons les réactions.

Nous nous demandons si nous serons capables de réussir.

Et plus nous repoussons, plus cette action peut prendre de l’importance dans notre esprit.

Une conversation devient une épreuve.

Une démarche administrative devient une montagne.

Une première publication devient un événement considérable.

Un projet personnel semble exiger une préparation interminable.

Pourtant, lorsque nous commençons, nous découvrons parfois que la situation est plus accessible que nous ne l’imaginions.

Pas toujours.

Certaines actions sont réellement difficiles.

Mais le premier acte nous apporte quelque chose que la réflexion seule ne peut pas toujours nous donner.

Une expérience.

Un résultat.

Une réaction réelle.

Une information nouvelle.

Nous ne sommes plus uniquement face à ce que nous imaginons.

Nous pouvons observer ce qui se produit.

C’est pourquoi je vous invite à ne pas confondre la taille d’un projet avec celle de son premier pas.

Vous souhaitez écrire un livre ?

Votre première action peut consister à rédiger une page.

Vous souhaitez améliorer une relation ?

Votre première action peut être de proposer un moment pour discuter.

Vous souhaitez mieux poser vos limites ?

Votre première action peut être de différer une réponse plutôt que d’accepter immédiatement.

Le premier acte n’a pas besoin de résoudre tout le problème. Il doit simplement permettre de commencer à le traiter.

Agir malgré le regard des autres

Certaines actions nous semblent difficiles parce qu’elles nous exposent.

Nous craignons d’être jugés.

De commettre une erreur.

De ne pas être compris.

Ou de décevoir.

Alors nous nous retenons.

Nous avons une idée, mais nous ne l’exprimons pas.

Nous souhaitons poser une limite, mais nous continuons à accepter.

Nous avons une conviction, mais nous attendons que quelqu’un d’autre la défende.

Nous voulons essayer quelque chose, mais nous préférons ne pas prendre le risque d’être critiqués.

Avec le temps, cette retenue peut devenir une habitude.

Nous finissons par agir davantage en fonction des réactions que nous redoutons que des valeurs que nous souhaitons respecter.

L’attitude Agir nous invite à modifier progressivement cette relation.

Il ne s’agit pas de devenir indifférents aux autres.

Leurs remarques peuvent être utiles.

Leurs besoins méritent d’être pris en considération.

Et certaines critiques peuvent nous aider à progresser.

Mais nous ne pouvons pas attendre l’assurance d’être toujours approuvés avant de nous autoriser à agir.

Prenons une situation simple.

Lors d’une réunion, vous avez une observation pertinente.

Vous connaissez le sujet.

Vous avez réfléchi.

Mais vous hésitez à intervenir.

Vous vous demandez si votre remarque sera bien accueillie.

Vous pourriez rester silencieux.

Ou choisir de prendre la parole au moment approprié.

Sans chercher à impressionner.

Sans imposer votre point de vue.

Simplement pour apporter votre contribution.

Votre intervention ne sera peut-être pas retenue.

Quelqu’un pourra exprimer un désaccord.

Mais vous aurez commencé à agir davantage en accord avec votre conviction que votre parole mérite d’être entendue.

Prendre sa place commence parfois lorsque nous décidons de ne plus laisser la peur du jugement choisir systématiquement notre comportement.

Agir avec calme plutôt que dans la précipitation

Passer à l’action ne signifie pas réagir immédiatement.

Il existe une différence entre agir et se précipiter.

Nous pouvons être déterminés sans être impulsifs.

Nous pouvons exprimer une conviction sans agressivité.

Nous pouvons prendre une initiative sans négliger ses conséquences.

Et nous pouvons faire preuve de courage sans rechercher inutilement le risque.

L’action responsable demande parfois de la préparation.

Il peut être nécessaire de recueillir des informations.

De choisir le bon moment.

D’écouter une personne concernée.

Ou de vérifier que nous disposons des moyens nécessaires.

Mais cette préparation doit servir l’action.

Elle ne doit pas devenir un prétexte permanent pour la repousser.

Imaginez que vous souhaitiez aborder un désaccord professionnel.

Vous pourriez intervenir sous le coup de la colère.

Exprimer brutalement votre frustration.

Et créer une difficulté supplémentaire.

Mais vous pourriez aussi prendre le temps de clarifier les faits.

Identifier ce que vous souhaitez obtenir.

Préparer votre manière de vous exprimer.

Puis engager la conversation au moment approprié.

Dans les deux situations, vous avez agi.

Mais la qualité de votre action est différente.

L’Excellence Personnelle ne nous invite pas à agir davantage à n’importe quel prix. Elle nous invite à agir avec davantage de conscience et de justesse.

Faire ce qui dépend de nous

Nous pouvons parfois hésiter à agir parce que nous ne maîtrisons pas le résultat.

Nous souhaitons être certains que notre proposition sera acceptée.

Que notre conversation se déroulera comme prévu.

Que notre projet réussira.

Ou que notre décision produira les conséquences espérées.

Mais une grande partie de notre existence comporte une incertitude.

Nous pouvons préparer une intervention sans contrôler la réaction de notre interlocuteur.

Nous pouvons travailler sérieusement sur un projet sans garantir son succès.

Nous pouvons exprimer une demande légitime sans être certains qu’elle sera acceptée.

Cette réalité ne retire pas sa valeur à notre action.

Elle nous invite à distinguer notre responsabilité du résultat final.

Nous sommes responsables de la qualité de notre préparation.

De la manière dont nous nous comportons.

Des décisions que nous prenons.

Et des efforts que nous choisissons de fournir.

Mais nous ne contrôlons pas toujours toutes les conséquences.

Prenons l’exemple d’une personne qui souhaite faire évoluer sa situation professionnelle.

Elle peut préparer un dossier.

Développer ses compétences.

Demander un entretien.

Présenter ses arguments.

Explorer d’autres possibilités.

Ces démarches relèvent en partie de sa capacité d’action.

En revanche, elle ne peut pas garantir que sa demande sera acceptée.

Elle peut néanmoins considérer que son initiative possède une valeur.

Parce qu’elle a cessé d’attendre passivement.

Parce qu’elle a exprimé ce qui compte pour elle.

Et parce qu’elle a commencé à explorer les possibilités réelles.

Agir, c’est assumer pleinement ce qui dépend de nous sans exiger de maîtriser tout ce qui dépend des autres.

L’action nous aide aussi à mieux comprendre

Nous imaginons parfois que nous devons tout comprendre avant de commencer.

Connaître précisément notre direction.

Identifier toutes nos forces.

Anticiper toutes les difficultés.

Et disposer d’un plan complet.

Mais certaines réponses ne deviennent accessibles qu’à travers l’expérience.

Nous découvrons nos capacités en les utilisant.

Nous comprenons mieux nos préférences en expérimentant.

Nous identifions certaines difficultés lorsque nous les rencontrons réellement.

Et nous pouvons faire évoluer nos décisions à partir de ce que nos actions nous apprennent.

Une personne peut penser qu’elle aimerait écrire.

Elle peut lire de nombreux ouvrages sur l’écriture.

Étudier différentes méthodes.

Réfléchir à ses sujets.

Mais c’est lorsqu’elle commence à écrire qu’elle découvre réellement son rapport aux mots, à la concentration et à la création.

Une autre personne peut souhaiter développer son assurance.

Elle peut comprendre les principes de l’affirmation de soi.

Mais c’est en exprimant progressivement ses préférences, ses besoins et ses limites qu’elle découvrira comment développer une posture plus affirmée.

L’action n’est donc pas uniquement la conséquence de la clarté.

Elle peut également contribuer à la construire.

Nous n’avons pas toujours besoin de tout comprendre pour commencer. Certaines choses deviennent plus claires parce que nous avons commencé.

Quand nous n’agissons pas comme nous l’avions décidé

Nous pouvons prendre une décision sincère et ne pas réussir à la respecter immédiatement.

Nous avions prévu de consacrer du temps à un projet.

Mais une difficulté est survenue.

Nous souhaitions poser une limite.

Mais nous avons encore accepté une demande.

Nous avions décidé de prendre la parole.

Mais nous sommes restés silencieux.

Ces situations peuvent être décevantes.

Nous pouvons nous reprocher notre manque de constance.

Considérer que nous avons échoué.

Ou remettre en question notre capacité à changer.

Pourtant, un comportement ancien ne disparaît pas nécessairement parce que nous avons pris une nouvelle décision.

Certaines habitudes sont profondément installées.

Certaines situations provoquent des réactions difficiles à modifier.

Et certaines contraintes ne dépendent pas entièrement de nous.

L’essentiel est d’examiner ce qui s’est passé.

Avions-nous choisi une action trop ambitieuse ?

Avons-nous rencontré un obstacle imprévu ?

Notre décision était-elle suffisamment précise ?

Ou avons-nous besoin de développer une compétence particulière ?

Cette réflexion peut nous aider à ajuster notre démarche.

Nous pouvons choisir une action plus accessible.

Préparer davantage certaines situations.

Demander de l’aide.

Ou reprendre notre engagement dans de meilleures conditions.

Ne pas avoir agi comme nous l’espérions ne signifie pas que nous sommes incapables de progresser. Cela nous donne une occasion de comprendre ce qui doit être ajusté.

L’action et la responsabilité personnelle

Nous ne choisissons pas toutes les circonstances de notre existence.

Nous pouvons rencontrer des difficultés.

Subir des décisions.

Traverser des périodes d’incertitude.

Ou devoir composer avec des responsabilités importantes.

Il serait injuste de prétendre que tout dépend uniquement de notre volonté.

Mais reconnaître les limites de notre contrôle ne signifie pas renoncer à toute capacité d’action.

Nous pouvons examiner ce qui reste possible.

Choisir une réponse.

Demander un soutien.

Modifier une organisation.

Ou prendre une initiative adaptée à notre situation.

La responsabilité personnelle ne consiste pas à nous attribuer la cause de tout ce qui nous arrive.

Elle consiste à reconnaître la part de réponse qui nous appartient lorsque nous disposons d’une possibilité réelle d’agir.

Cette distinction est importante.

Nous ne devons pas transformer l’Excellence Personnelle en exigence de maîtrise permanente.

Certaines périodes demandent avant tout de préserver notre énergie.

De nous protéger.

De nous faire accompagner.

Ou d’accepter que notre progression soit momentanément limitée.

Dans ces circonstances, une action responsable peut simplement consister à prendre soin de ce qui doit l’être.

Agir avec responsabilité, ce n’est pas faire toujours davantage. C’est choisir ce qui est juste et possible dans la situation que nous rencontrons.

Cinq pratiques pour passer plus facilement à l’action

Nous pouvons développer notre capacité à agir en adoptant quelques repères simples.

1. Choisissez une action précise

Une intention générale peut être difficile à réaliser.

« Je veux devenir plus affirmé » ne nous indique pas exactement ce que nous devons faire.

En revanche :

« Lors de ma prochaine réunion, je prendrai la parole pour exprimer mon point de vue sur un sujet que je connais. »

Cette formulation nous donne un comportement identifiable.

2. Réduisez la taille du premier pas

Lorsque l’action semble trop importante, cherchez une version plus accessible.

Vous souhaitez écrire un livre ?

Commencez par une page.

Vous souhaitez reprendre un projet ?

Consacrez vingt minutes à son organisation.

Vous souhaitez poser davantage de limites ?

Commencez par prendre le temps de réfléchir avant de répondre à une demande.

Le premier pas doit être suffisamment concret pour être réalisable.

3. Choisissez un moment

Une action sans moment défini risque de rester une intention.

Demandez-vous :

« Quand vais-je la réaliser ? »

Cela peut être aujourd’hui.

Demain matin.

Lors de votre prochaine réunion.

Ou à l’occasion d’une situation précise.

Choisissez un moment réaliste.

4. Préparez les conditions nécessaires

Certaines actions deviennent plus faciles lorsque nous avons anticipé les obstacles.

Préparer un document.

Réserver un créneau.

Clarifier une phrase.

Rassembler des informations.

Ou prévenir une personne concernée.

Ces préparations ne remplacent pas l’action.

Elles contribuent à la rendre possible.

5. Reconnaissez ce qui a réellement été accompli

Après votre action, prenez un instant pour examiner les faits.

Qu’avez-vous fait ?

Qu’avez-vous appris ?

Qu’est-ce qui a été difficile ?

Et quelle pourrait être la suite ?

Ne mesurez pas uniquement votre réussite au résultat final.

Reconnaissez également votre capacité à avoir agi.

Un exercice : passer de la décision au premier acte

Je vous propose un exercice simple que vous pouvez réaliser en quinze à vingt minutes.

Choisissez une décision que vous avez déjà prise, mais qui n’a pas encore trouvé de traduction concrète.

Prenez une feuille et répondez aux questions suivantes.

Première étape — Ma décision

Complétez cette phrase :

« J’ai décidé de… »

Soyez précis.

Par exemple :

« J’ai décidé de consacrer davantage de temps à mon projet personnel. »

Ou :

« J’ai décidé de ne plus accepter automatiquement toutes les demandes. »

Deuxième étape — Le comportement attendu

Demandez-vous :

« Si je respectais réellement cette décision, qu’est-ce que je ferais différemment ? »

Décrivez un comportement observable.

Il doit être possible de constater que vous l’avez réalisé.

Troisième étape — Le premier acte

Choisissez une action suffisamment simple pour commencer.

Elle ne doit pas nécessairement résoudre toute la situation.

Elle doit simplement marquer le passage entre votre décision et votre comportement.

Quatrième étape — Le moment

Déterminez quand vous réaliserez cette action.

Si elle dépend d’une situation extérieure, identifiez le prochain moment où vous aurez une occasion raisonnable de la mettre en pratique.

Cinquième étape — L’obstacle probable

Demandez-vous :

« Qu’est-ce qui risque de m’empêcher d’agir ? »

La peur du jugement ?

Le manque de temps ?

Une habitude ancienne ?

Une difficulté matérielle ?

Puis réfléchissez à une réponse adaptée.

Sixième étape — Mon engagement

Terminez par cette phrase :

« Pour donner une réalité à ma décision de…, je choisis de réaliser… au moment de… »

Par exemple :

« Pour donner une réalité à ma décision de mieux préserver mes priorités, je choisis de ne plus accepter immédiatement une nouvelle demande importante. Je prendrai le temps d’examiner ma disponibilité avant de répondre. »

Cette formulation relie votre décision à un comportement précis.

Vous savez désormais ce que vous avez choisi de faire.

Sept jours pour donner une réalité à vos choix

Pendant les sept prochains jours, je vous propose de travailler sur une seule décision.

Ne cherchez pas à transformer tous les domaines de votre existence.

Choisissez un changement qui compte réellement pour vous.

Jour 1 — Choisir

Identifiez une décision que vous souhaitez traduire dans votre quotidien.

Jour 2 — Préciser

Définissez le comportement concret qui correspond à cette décision.

Jour 3 — Préparer

Examinez les obstacles et réunissez les conditions nécessaires.

Jour 4 — Commencer

Réalisez votre premier acte.

Même modeste.

Jour 5 — Observer

Examinez ce que cette action vous a appris.

Jour 6 — Ajuster

Si nécessaire, modifiez votre manière de procéder et réalisez une nouvelle action adaptée.

Jour 7 — Faire le bilan

Répondez à quatre questions :

  • Quelle décision ai-je commencé à mettre en pratique ?

  • Quel acte concret ai-je réalisé ?

  • Qu’est-ce que cette expérience m’a appris ?

  • Quelle action aimerais-je poursuivre ?

L’objectif n’est pas de réaliser une performance exceptionnelle en sept jours.

Il est de développer votre capacité à transformer une intention en comportement.

Agir et le Leadership Intérieur™

Le Leadership Intérieur™ repose sur notre capacité à nous diriger.

Mais cette capacité ne se manifeste pas uniquement dans nos réflexions.

Elle apparaît également dans notre manière de nous comporter.

Nous pouvons affirmer que le respect est important.

Mais cette valeur prend une réalité particulière lorsque nous nous exprimons avec respect, y compris dans le désaccord.

Nous pouvons considérer que la responsabilité est essentielle.

Mais elle se manifeste lorsque nous assumons nos engagements et les conséquences de nos décisions.

Nous pouvons souhaiter devenir plus affirmés.

Mais cette évolution commence à prendre forme lorsque nous exprimons une conviction, posons une limite ou prenons une initiative.

Une personne qui développe son leadership intérieur ne cherche pas nécessairement à occuper toute la place.

Elle peut être calme.

Discrète.

Attentive.

Mais elle apprend à ne plus s’effacer systématiquement.

Elle reconnaît les moments où sa parole est nécessaire.

Elle assume ses décisions.

Elle agit en accord avec ses convictions.

Et elle accepte de ne pas maîtriser toutes les réactions.

Le Leadership Intérieur™ devient visible lorsque notre manière d’agir commence à refléter la direction que nous avons choisie intérieurement.

Découvrir le Leadership Intérieur™

Agir dans l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle

Agir est la sixième des 7 Attitudes Gagnantes des 1 %.

Elle complète les attitudes précédentes.

Accueillir nous aide à observer les situations et nos réactions.

Accepter nous invite à reconnaître la réalité pour retrouver notre capacité d’action.

S’alléger nous permet de faire de la place à l’essentiel.

S’aligner nous aide à retrouver une direction fidèle à nos valeurs.

Activer nous invite à prendre la décision de commencer.

Agir nous permet de traduire cette décision dans les faits.

Ces attitudes ne constituent pas un parcours obligatoire.

Nous pouvons les mobiliser selon nos besoins et les circonstances.

Agir contribue également aux quatre dimensions de l’Excellence Personnelle.

Être — Se connaître et retrouver ses fondations intérieures

L’action nous aide à mieux comprendre nos réactions, nos capacités et les obstacles que nous rencontrons.

Faire — Transformer ses intentions en actions

C’est dans cette dimension que l’attitude Agir trouve une expression particulièrement directe : nous donnons une réalité à nos engagements.

Devenir — Grandir et développer son potentiel

L’expérience nous permet d’apprendre, d’ajuster nos comportements et de développer progressivement de nouvelles capacités.

Incarner — Vivre pleinement ses convictions

Lorsque nos comportements reflètent davantage nos valeurs, nous commençons à vivre de manière plus cohérente avec la personne que nous souhaitons être.

Les quatre dimensions et les sept attitudes constituent deux branches complémentaires de l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle.

Les dimensions nous permettent de comprendre les différents aspects de notre évolution.

Les attitudes nous aident à aborder les situations qui contribuent à cette évolution.

Découvrir les 4 dimensions de l’Excellence Personnelle

Explorer l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle

Nos choix prennent leur véritable valeur lorsque nous commençons à les vivre

Nous pouvons passer beaucoup de temps à réfléchir à la personne que nous aimerions devenir.

Nous imaginons une vie plus sereine.

Des relations plus équilibrées.

Une manière plus affirmée de nous exprimer.

Des projets que nous aimerions réaliser.

Et une existence davantage fidèle à nos convictions.

Ces aspirations peuvent nous aider à définir une direction.

Mais elles ne suffisent pas à transformer notre quotidien.

Il arrive un moment où nous devons commencer à vivre ce que nous avons choisi.

Exprimer une conviction.

Respecter une priorité.

Poser une limite.

Prendre une initiative.

Ou accomplir un premier acte en direction d’un projet important.

Nous ne réussirons pas toujours comme nous l’espérions.

Certaines actions demanderont davantage d’efforts.

D’autres devront être ajustées.

Et certaines décisions pourront être réexaminées.

Mais chaque expérience peut nous permettre de mieux comprendre notre manière de fonctionner.

Nous apprenons.

Nous développons nos capacités.

Nous renforçons progressivement notre autonomie.

Et nous découvrons que nous n’avons pas besoin d’attendre une transformation intérieure complète pour commencer à agir autrement.

Nous devenons aussi la personne que nous souhaitons être à travers les actes que nous choisissons de poser.

C’est une manière de reprendre sa place.

Non pas en cherchant à impressionner.

Mais en apprenant à vivre davantage en accord avec ses convictions.

Avec calme.

Avec détermination.

Avec responsabilité.

Et avec constance.

C’est aussi cela, l’Excellence Personnelle.

La vie ne se subit pas. Elle se choisit.

Roland MOLLÉ — Auteur et Mentor en Excellence Personnelle

Retrouvez les 7 Attitudes Gagnantes des 1 %

1. Accueillir — Observer avant de réagir

Apprenez à prendre du recul et à reconnaître vos réactions avant de choisir comment répondre.

Découvrir l’attitude Accueillir

2. Accepter — Reconnaître la réalité pour avancer

Vous êtes ici. Cette deuxième attitude vous invite à reconnaître ce qui est pour retrouver votre capacité d’action.

Découvrir l’attitude Accepter

3. S’alléger — Faire de la place à l’essentiel

Identifiez ce qui vous retient et retrouvez de l’espace pour vos véritables priorités.

Découvrir l’attitude S’alléger

4. S’aligner — Retrouver une direction fidèle à vos valeurs

Apprenez à rapprocher vos choix de ce qui compte réellement pour vous.

Découvrir l’attitude S’aligner

5. Activer — Prendre la décision de commencer

Transformez vos intentions en engagements concrets.

Découvrir l’attitude Activer

6. Agir — Donner une réalité à ses choix

Passez de la décision à l’action avec davantage de conscience et de constance.

Découvrir l’attitude Agir

7. Ancrer — Construire une progression durable

Consolidez les comportements qui vous permettent de vivre davantage en accord avec vos convictions.

Découvrir l’attitude Ancrer

Retrouvez l'ensemble de l'Approche 360°

Les 7 Attitudes Gagnantes des 1 % constituent la deuxième branche de l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle.

Pour découvrir comment elles complètent les quatre dimensions Être, Faire, Devenir et Incarner :

Explorer l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle

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