Activer — Prendre la décision de commencer

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Nous savons parfois parfaitement ce que nous devrions faire. Nous avons réfléchi, examiné les possibilités, identifié ce qui compte pour nous. Pourtant, nous continuons à attendre. Comme si une information supplémentaire, une circonstance plus favorable ou une confiance plus grande allait finir par nous donner l’autorisation de commencer.

Il arrive un moment où nous comprenons que quelque chose doit changer.

Nous souhaitons retrouver davantage de sérénité.

Prendre une décision que nous repoussons depuis longtemps.

Exprimer une conviction.

Développer un projet.

Modifier une habitude.

Ou simplement retrouver une place plus juste dans notre propre existence.

Nous savons ce qui ne nous convient plus.

Nous avons parfois identifié les raisons de notre insatisfaction.

Nous avons même imaginé plusieurs solutions.

Mais les jours passent.

Et rien ne commence réellement.

Nous continuons à réfléchir.

À comparer.

À chercher des informations.

À envisager les conséquences.

Nous nous disons que nous prendrons une décision lorsque nous serons prêts.

Lorsque les circonstances seront meilleures.

Lorsque nous aurons davantage de temps.

Ou lorsque nous nous sentirons suffisamment confiants.

Mais ce moment ne vient pas toujours.

Non pas parce que nous manquons nécessairement de volonté.

Mais parce que nous attendons parfois de la réflexion qu’elle nous apporte une certitude qu’elle ne peut pas nous donner.

Activer, c’est reconnaître le moment où nous avons suffisamment réfléchi pour prendre une décision et commencer à nous engager.

Ce n’est pas agir dans la précipitation.

Ce n’est pas non plus renoncer à la prudence.

C’est apprendre à ne plus laisser l’attente décider systématiquement à notre place.

Nous pouvons comprendre beaucoup de choses sans rien changer

Nous vivons dans un environnement où les informations sont nombreuses.

Nous pouvons lire des livres.

Suivre des formations.

Écouter des conférences.

Consulter des articles.

Découvrir de nouvelles méthodes.

Et développer une compréhension de plus en plus précise de nos difficultés.

Tout cela peut être utile.

Apprendre nous permet d’élargir notre regard.

De découvrir des possibilités.

De remettre certaines convictions en question.

Et de mieux comprendre les mécanismes qui influencent nos décisions.

Mais il existe une différence importante entre comprendre et choisir.

Nous pouvons savoir qu’il serait nécessaire de poser une limite sans jamais décider de le faire.

Comprendre l’importance de nos priorités sans modifier notre organisation.

Reconnaître qu’un projet nous tient à cœur sans lui réserver le moindre moment.

Ou savoir qu’une situation ne nous convient plus sans prendre la décision de l’examiner sérieusement.

Nous continuons alors à accumuler des connaissances.

Mais notre manière de vivre reste presque inchangée.

Ce phénomène peut devenir frustrant.

Car nous avons parfois le sentiment de faire des efforts.

Nous réfléchissons.

Nous apprenons.

Nous préparons.

Et pourtant, nous ne constatons pas les changements espérés.

Le problème n’est pas toujours un manque de connaissances.

Il peut se situer dans l’absence d’un engagement précis.

Nous pouvons passer des années à comprendre ce qui devrait changer sans jamais prendre la décision qui permettrait de commencer.

Pourquoi attendons-nous si longtemps avant de décider ?

Il serait facile de considérer que nous repoussons certaines décisions par manque de courage.

Mais les raisons sont souvent plus complexes.

Nous pouvons craindre de nous tromper.

De regretter notre choix.

De décevoir quelqu’un.

De perdre une situation confortable.

Ou de découvrir que nous ne sommes pas aussi capables que nous l’espérions.

Parfois, nous souhaitons simplement éviter les conséquences d’une décision.

Car décider signifie choisir.

Et choisir signifie souvent renoncer, au moins momentanément, à d’autres possibilités.

Tant que nous restons dans la réflexion, plusieurs directions demeurent ouvertes.

Nous pouvons imaginer différents scénarios.

Envisager plusieurs projets.

Et conserver l’impression que tout reste possible.

Mais lorsque nous prenons une décision, nous acceptons de donner une place particulière à une direction.

Nous devons alors reconnaître que nous ne pourrons pas tout faire simultanément.

Que certaines personnes ne partageront peut-être pas notre choix.

Et que le résultat ne sera pas entièrement garanti.

Cette responsabilité peut être inconfortable.

Alors nous attendons.

Nous cherchons encore.

Nous repoussons.

Et parfois, nous finissons par considérer cette attente comme une forme de prudence.

Pourtant, il existe une différence entre prendre le temps nécessaire pour décider et utiliser indéfiniment la réflexion pour éviter de choisir.

La prudence nous aide à préparer une décision. L’attente permanente peut finir par nous empêcher de la prendre.

Attendre d’être prêt peut devenir une manière de ne jamais commencer

Combien de fois avons-nous pensé :

« Je commencerai lorsque j’aurai davantage de temps. »

« Je prendrai cette décision quand j’aurai toutes les informations. »

« Je m’exprimerai lorsque je serai plus sûr de moi. »

« Je lancerai ce projet lorsque tout sera parfaitement organisé. »

Ces conditions semblent parfois raisonnables.

Et certaines le sont réellement.

Il serait imprudent de prendre une décision importante sans examiner ses conséquences.

Mais nous pouvons aussi nous imposer des conditions qui ne seront jamais totalement réunies.

Nous attendons une confiance parfaite.

Une disponibilité idéale.

Une certitude absolue.

Ou la disparition de toutes les difficultés.

Or la vie nous offre rarement de telles garanties.

Nous pouvons nous préparer sérieusement sans pouvoir prévoir chaque événement.

Nous pouvons développer nos compétences sans supprimer toute possibilité d’erreur.

Et nous pouvons prendre une décision responsable sans connaître précisément son résultat.

Prenons l’exemple d’une personne qui souhaite développer une activité personnelle.

Elle possède une idée.

Elle a commencé à réfléchir à son organisation.

Elle connaît les grandes étapes nécessaires.

Mais elle continue à repousser sa décision.

Elle veut encore améliorer son projet.

Examiner une autre possibilité.

Trouver un meilleur moment.

Et s’assurer que tout fonctionnera.

Plusieurs mois passent.

Elle n’a pas nécessairement besoin de lancer immédiatement son activité.

Elle doit peut-être encore vérifier certains éléments importants.

Mais elle pourrait décider de réaliser une première étude, de consacrer un temps précis à son projet ou de définir les conditions qui lui permettront de prendre une décision définitive.

Ce serait déjà une manière d’activer.

Être prêt ne signifie pas avoir supprimé toute incertitude. Cela signifie parfois avoir suffisamment clarifié sa direction pour accepter de s’engager dans une première étape.

Activer n’est pas Agir

Cette distinction est essentielle dans les 7 Attitudes Gagnantes des 1 %.

Nous pourrions facilement confondre les deux.

Pourtant, elles correspondent à deux fonctions différentes.

Activer consiste à prendre une décision et à créer les conditions de son engagement.

Agir consiste à mettre cette décision en pratique.

Imaginons que vous souhaitiez apprendre à mieux poser vos limites.

Vous avez compris que vous acceptez trop souvent des demandes qui ne correspondent pas à vos priorités.

Vous avez reconnu les conséquences de cette habitude.

Vous savez que vous souhaitez évoluer.

Mais vous continuez à répondre oui automatiquement.

Activer pourrait consister à prendre cette décision :

« À partir de maintenant, lorsque je recevrai une demande importante, je prendrai le temps d’examiner ma disponibilité avant de répondre. »

Vous définissez alors une règle précise.

Vous choisissez une situation dans laquelle vous souhaitez l’appliquer.

Vous décidez de ne plus répondre immédiatement lorsque cela n’est pas nécessaire.

Vous avez activé un changement.

Mais ce changement devra ensuite prendre forme dans la réalité.

Lorsqu’une nouvelle demande se présentera, vous devrez effectivement prendre ce temps de réflexion.

C’est alors que vous passerez à l’attitude Agir.

La décision prépare le comportement.

Le comportement donne une réalité à la décision.

Activer nous fait sortir de l’indécision. Agir nous fait sortir de l’intention.

Ces deux attitudes sont complémentaires, mais elles méritent chacune notre attention.

Le coût invisible des décisions que nous repoussons

Nous pensons parfois qu’en ne décidant pas, nous évitons de prendre un risque.

Nous conservons notre situation actuelle.

Nous ne provoquons pas de changement.

Nous ne nous exposons pas immédiatement aux conséquences d’un choix.

Mais l’absence de décision possède elle aussi des conséquences.

Un projet reste en attente.

Une difficulté relationnelle se prolonge.

Une organisation insatisfaisante continue.

Une opportunité peut disparaître.

Et notre confiance dans notre capacité à décider peut progressivement s’affaiblir.

Prenons une situation professionnelle.

Vous savez depuis plusieurs semaines qu’une conversation est nécessaire.

Une répartition des responsabilités ne vous convient plus.

Vous avez essayé de vous adapter.

Vous avez pris sur vous.

Vous avez espéré que la situation évoluerait spontanément.

Mais rien ne change.

Vous pourriez continuer à attendre.

Ou décider que cette conversation mérite désormais d’être préparée.

Cela ne signifie pas que vous devez vous présenter immédiatement devant votre interlocuteur.

Vous pouvez choisir un moment approprié.

Clarifier les faits.

Définir ce que vous souhaitez exprimer.

Et examiner les conséquences possibles.

Mais vous avez pris une décision.

Vous ne laissez plus uniquement les circonstances déterminer la suite.

Ne pas décider est parfois une décision que nous prenons sans vouloir en assumer les conséquences.

L’attitude Activer nous invite à retrouver une responsabilité plus consciente.

Décider ne signifie pas tout bouleverser

Lorsque nous parlons de changement, nous imaginons parfois des décisions importantes.

Changer d’activité.

Quitter une situation.

Lancer un projet.

Modifier profondément notre organisation.

Ou prendre une direction entièrement nouvelle.

Mais nous n’avons pas toujours besoin d’un bouleversement.

Une décision peut être modeste.

Choisir de réserver vingt minutes à une activité qui compte.

Décider de ne plus accepter immédiatement toutes les sollicitations.

Prendre rendez-vous pour obtenir une information essentielle.

Préparer une conversation.

Clarifier un engagement.

Ou simplement définir une date à laquelle nous examinerons une décision importante.

Ce qui compte n’est pas nécessairement l’ampleur du choix.

C’est sa précision.

Une intention vague nous laisse beaucoup de possibilités de report.

« Je devrais mieux m’organiser. »

« Il faudrait que je m’affirme davantage. »

« J’aimerais reprendre ce projet. »

Ces formulations traduisent une aspiration.

Mais elles ne définissent pas encore une décision.

Nous pouvons les transformer.

« Je décide de réserver les vingt premières minutes de ma matinée à mon projet personnel, trois fois par semaine. »

« Je décide de préparer la conversation que je repousse depuis plusieurs semaines. »

« Je décide d’examiner chaque nouvel engagement avant de l’accepter. »

Ces phrases ne garantissent pas la réussite.

Mais elles donnent une direction plus précise à notre comportement.

Une petite décision clairement assumée possède souvent davantage de valeur qu’une grande intention que nous repoussons continuellement.

Apprendre à choisir sans chercher la décision parfaite

Nous pouvons avoir du mal à décider parce que nous cherchons la meilleure solution possible.

Nous comparons les avantages.

Les risques.

Les conséquences.

Nous essayons d’anticiper chaque difficulté.

Et nous finissons parfois par considérer qu’une décision ne mérite d’être prise que lorsque nous sommes certains de ne pas nous tromper.

Mais cette certitude n’existe pas toujours.

Nous pouvons prendre une décision sérieuse avec les informations disponibles et découvrir ensuite qu’un autre choix aurait été préférable.

Cela ne signifie pas nécessairement que notre démarche était mauvaise.

Certaines conséquences ne peuvent être connues qu’après coup.

Et certaines circonstances évoluent indépendamment de notre volonté.

L’essentiel est de développer une manière responsable de décider.

Examiner les faits.

Reconnaître les risques.

Prendre en considération les personnes concernées.

Identifier nos priorités.

Et choisir lorsque les éléments essentiels ont été suffisamment étudiés.

Il existe bien entendu des décisions qui exigent une analyse approfondie.

Une décision financière importante.

Un engagement professionnel majeur.

Une question familiale.

Ou une situation qui comporte des conséquences difficiles à inverser.

Dans ces cas, prendre davantage de temps ou demander un avis compétent peut être nécessaire.

Mais toutes les décisions ne présentent pas le même niveau de risque.

Nous pouvons apprendre à distinguer celles qui exigent une préparation importante de celles pour lesquelles une réflexion supplémentaire ne changera probablement pas grand-chose.

Décider avec discernement ne signifie pas attendre la perfection. Cela signifie donner à chaque décision l’attention qu’elle mérite réellement.

Prendre une décision, c’est aussi accepter de renoncer

Nous pouvons souhaiter plusieurs choses à la fois.

Développer un projet.

Consacrer davantage de temps à notre famille.

Améliorer nos compétences.

Préserver notre tranquillité.

Multiplier les activités.

Et répondre à de nouvelles opportunités.

Ces aspirations peuvent toutes posséder une valeur.

Mais notre temps et notre énergie restent limités.

Lorsque nous décidons de donner une place importante à une priorité, nous devons parfois en réduire une autre.

C’est l’une des raisons pour lesquelles nous hésitons.

Nous voudrions choisir sans renoncer.

Avancer sans fermer aucune possibilité.

Nous engager sans perdre notre liberté de changer d’avis.

Mais une direction ne devient réellement prioritaire que lorsque nous acceptons de lui consacrer une partie de nos ressources.

Cela ne signifie pas que nous devons abandonner définitivement toutes les autres possibilités.

Nous pouvons différer.

Réorganiser.

Revenir sur une décision.

Ou modifier notre trajectoire lorsque les circonstances évoluent.

Mais nous ne pouvons pas poursuivre toutes les directions avec la même intensité au même moment.

Choisir une priorité, c’est reconnaître que toutes les choses importantes ne peuvent pas être prioritaires simultanément.

Cette reconnaissance est une forme de maturité dans notre manière de décider.

Quand la peur du jugement nous empêche de commencer

Certaines décisions ne sont pas particulièrement complexes.

Nous savons ce que nous souhaitons.

Nous avons identifié une possibilité réaliste.

Nous disposons des moyens nécessaires.

Mais nous hésitons parce que nous imaginons les réactions des autres.

Que vont-ils penser ?

Vont-ils comprendre ?

Vont-ils me trouver prétentieux ?

Vont-ils considérer que je ne suis pas légitime ?

Et si je me trompais devant eux ?

Cette peur peut nous retenir longtemps.

Nous attendons d’être davantage reconnus.

Plus compétents.

Plus expérimentés.

Ou mieux préparés.

Pourtant, il arrive que nous possédions déjà suffisamment d’éléments pour commencer.

Ce qui nous manque n’est pas une nouvelle compétence.

C’est l’autorisation que nous hésitons à nous donner.

Prenons un exemple.

Vous avez une idée que vous aimeriez proposer dans votre environnement professionnel.

Vous l’avez étudiée.

Vous pensez qu’elle pourrait apporter une amélioration.

Mais vous n’osez pas la présenter.

Vous craignez qu’elle soit critiquée.

Qu’on vous pose une question à laquelle vous ne saurez pas répondre.

Ou que votre proposition soit rejetée.

Activer consiste ici à prendre une décision intérieure :

« Je choisis de présenter cette idée, même si je ne peux pas garantir qu’elle sera acceptée. »

Vous pouvez ensuite préparer vos arguments.

Choisir le bon moment.

Et examiner la meilleure manière de vous exprimer.

Vous ne contrôlez pas la réaction des autres.

Mais vous décidez de ne plus laisser cette réaction imaginaire déterminer entièrement votre comportement.

Nous n’avons pas besoin d’être certains d’obtenir l’approbation des autres pour nous autoriser à prendre une décision qui nous semble juste.

La confiance ne précède pas toujours la décision

Nous imaginons souvent que nous devons d’abord développer notre confiance avant de commencer.

Lorsque nous serons plus sûrs de nous, nous oserons nous exprimer.

Lorsque nous nous sentirons légitimes, nous prendrons davantage de responsabilités.

Lorsque nous aurons moins peur, nous engagerons notre projet.

Mais la confiance ne se construit pas uniquement dans la réflexion.

Elle se développe aussi à travers l’expérience.

Nous prenons une décision.

Nous nous préparons.

Nous essayons.

Nous observons les résultats.

Nous apprenons.

Et nous découvrons progressivement ce dont nous sommes capables.

Cela ne signifie pas que chaque expérience sera réussie.

Nous pouvons rencontrer des difficultés.

Faire des erreurs.

Ou devoir revoir notre organisation.

Mais ces expériences peuvent nous apporter des repères que la réflexion seule ne nous aurait pas donnés.

Il arrive donc que nous devions prendre une décision avant de nous sentir pleinement confiants.

Non pas en ignorant nos limites.

Mais en reconnaissant que nous pouvons apprendre en avançant.

Nous n’avons pas toujours besoin de davantage de confiance pour décider. Nous avons parfois besoin de décider pour commencer à construire notre confiance.

Activer sans tomber dans la précipitation

Il serait dangereux de transformer cette attitude en injonction à agir immédiatement.

Toutes les décisions ne doivent pas être prises dans l’urgence.

Certaines situations exigent du temps.

De la prudence.

Des informations complémentaires.

Ou une discussion avec les personnes concernées.

L’attitude Activer ne consiste pas à supprimer la réflexion.

Elle nous invite à lui donner une finalité.

Nous réfléchissons pour comprendre.

Pour examiner les possibilités.

Pour évaluer les conséquences.

Et pour choisir.

Mais lorsque la réflexion ne produit plus d’éléments nouveaux, nous pouvons nous demander si elle continue réellement à nous aider.

Une question peut être utile :

« Qu’est-ce que j’attends encore pour prendre cette décision ? »

Une information essentielle ?

Un accord nécessaire ?

Une condition matérielle ?

Ou simplement la disparition de toute incertitude ?

La réponse permet de distinguer deux situations.

Dans la première, nous avons une raison précise d’attendre.

Nous pouvons alors décider comment obtenir l’information ou réunir la condition nécessaire.

Dans la seconde, nous attendons un sentiment de certitude qui ne viendra peut-être jamais.

Nous pouvons alors envisager de prendre une décision raisonnable avec les éléments disponibles.

Activer ne signifie pas choisir vite.

Cela signifie apprendre à reconnaître le moment où continuer à attendre n’améliore plus réellement notre décision.

Transformer une intention en engagement

Une intention exprime ce que nous aimerions voir évoluer.

Un engagement précise ce que nous choisissons de faire.

Cette différence peut sembler simple.

Mais elle change profondément notre manière d’aborder un projet.

Prenons trois exemples.

Première intention :

« J’aimerais prendre davantage ma place dans les discussions. »

Engagement :

« Je décide de préparer un point de vue précis avant la prochaine réunion et de demander à intervenir au moment approprié. »

Deuxième intention :

« Je voudrais retrouver davantage de temps pour moi. »

Engagement :

« Je décide de réserver deux moments dans la semaine à une activité personnelle importante et de les protéger autant que possible. »

Troisième intention :

« Je souhaite reprendre un projet que j’ai abandonné. »

Engagement :

« Je décide de consacrer trente minutes vendredi à examiner ce qu’il faudrait pour le relancer. »

Dans chaque situation, l’intention devient plus précise.

Nous savons ce que nous avons choisi.

Nous pouvons identifier le moment où nous commencerons.

Et nous disposons d’un repère pour vérifier si nous avons respecté notre décision.

Un engagement ne garantit pas que tout se déroulera comme prévu.

Mais il nous aide à sortir du domaine des possibilités abstraites.

Activer, c’est donner à une intention suffisamment de précision pour qu’elle puisse devenir une réalité.

Cinq pratiques pour apprendre à décider

Nous pouvons développer cette attitude dans des situations très ordinaires.

Voici cinq pratiques simples.

1. Identifiez la décision que vous repoussez

Choisissez une situation précise.

Évitez les formulations trop générales.

Au lieu de :

« Je dois changer ma vie. »

Demandez-vous :

« Quelle décision concrète suis-je en train de repousser ? »

Il peut s’agir d’une conversation.

D’un engagement.

D’une priorité.

D’une organisation.

Ou d’un projet.

2. Clarifiez ce que vous attendez

Pourquoi cette décision n’est-elle pas encore prise ?

Vous manque-t-il une information essentielle ?

Devez-vous consulter une personne concernée ?

Existe-t-il un risque important à examiner ?

Ou attendez-vous simplement de vous sentir totalement prêt ?

Cette distinction est importante.

3. Définissez votre critère de décision

Demandez-vous :

« Quels éléments me permettront de considérer que j’ai suffisamment réfléchi ? »

Vous pouvez définir les informations nécessaires.

Les risques à examiner.

Les personnes à consulter.

Ou le délai raisonnable dont vous avez besoin.

Cela évite de prolonger indéfiniment la réflexion.

4. Formulez un engagement précis

Lorsque les éléments nécessaires sont réunis, formulez votre décision clairement.

« Je décide de… »

Précisez ce que vous choisissez.

Pourquoi cela compte.

Et quelle première étape permettra de commencer.

5. Préparez le passage à l’action

Identifiez le moment, les moyens et les conditions nécessaires à votre premier acte.

Vous ne réalisez pas encore nécessairement toute l’action.

Mais vous créez les conditions qui permettront de commencer.

C’est le passage naturel vers la sixième attitude : Agir.

Un exercice : prendre une décision que vous repoussez

Je vous propose maintenant un exercice de vingt minutes.

Choisissez une décision qui occupe régulièrement votre esprit.

Elle doit être suffisamment importante pour mériter votre attention, mais ne pas exiger une expertise ou une analyse que vous ne possédez pas encore.

Prenez une feuille et répondez aux questions suivantes.

Première étape — Quelle décision est en attente ?

Formulez-la en une phrase.

Par exemple :

« Je dois décider si je souhaite reprendre ce projet. »

« Je dois décider comment aborder cette difficulté relationnelle. »

« Je dois décider quelle priorité mérite davantage de place dans mon agenda. »

Deuxième étape — Pourquoi est-ce que j’attends ?

Notez les raisons réelles de votre hésitation.

Essayez de distinguer les contraintes objectives des craintes que vous anticipez.

Il peut exister de bonnes raisons d’attendre.

Mais il est important de les identifier précisément.

Troisième étape — Quelles sont mes possibilités ?

Décrivez deux ou trois options réalistes.

Pour chacune, examinez les avantages, les contraintes et les conséquences principales.

Ne cherchez pas à imaginer tous les scénarios possibles.

Concentrez-vous sur les éléments qui peuvent réellement influencer votre décision.

Quatrième étape — Qu’est-ce qui compte le plus ?

Revenez à vos valeurs et à vos priorités.

Quelle possibilité correspond le mieux à la direction que vous souhaitez suivre ?

Quels engagements devez-vous respecter ?

Quelles conséquences êtes-vous prêt à assumer ?

Cinquième étape — Quelle décision puis-je prendre ?

Si vous disposez des éléments nécessaires, formulez votre décision.

« Après avoir examiné cette situation, je choisis de… »

Si une information essentielle manque encore, prenez plutôt une décision sur la manière de l’obtenir.

Par exemple :

« Je décide de demander les informations nécessaires avant vendredi, puis de réexaminer mon choix. »

Sixième étape — Comment vais-je commencer ?

Définissez votre première action.

Quand ?

Où ?

Avec quels moyens ?

Et quel résultat concret vous permettra de constater que vous avez commencé ?

Terminez par cette phrase :

« Je n’ai pas besoin de tout maîtriser pour commencer. Je choisis aujourd’hui de… »

L’objectif de cet exercice n’est pas de vous pousser à prendre une décision irréfléchie.

Il est de vous aider à reconnaître le moment où vous pouvez passer d’une réflexion utile à un engagement responsable.

Sept jours pour développer votre capacité à décider

Pendant une semaine, je vous propose d’observer votre manière de prendre des décisions.

Jour 1 — Repérer

Identifiez une décision que vous repoussez régulièrement.

Jour 2 — Comprendre

Examinez les raisons de votre hésitation.

Jour 3 — Clarifier

Déterminez les informations réellement nécessaires.

Jour 4 — Comparer

Examinez les possibilités réalistes et leurs principales conséquences.

Jour 5 — Choisir

Prenez votre décision si les conditions sont réunies. Sinon, décidez précisément de ce qui reste à vérifier.

Jour 6 — Préparer

Définissez la première action qui permettra de traduire votre choix dans la réalité.

Jour 7 — Faire le bilan

Répondez à ces questions :

  • Qu’est-ce qui m’empêchait réellement de décider ?

  • Ai-je découvert que certaines de mes craintes étaient plus importantes que les contraintes objectives ?

  • Quelle décision ai-je prise ou quelle information ai-je choisi d’obtenir ?

  • Quelle sera ma première action concrète ?

L’essentiel n’est pas de multiplier les décisions.

Il est de développer une relation plus consciente avec notre capacité à choisir.

Activer et le Leadership Intérieur™

Le Leadership Intérieur™ ne se limite pas à la connaissance de soi.

Il ne consiste pas uniquement à reconnaître ses valeurs, ses forces ou ses aspirations.

Il implique également la capacité à prendre des décisions.

Nous pouvons connaître notre direction et continuer à attendre que les circonstances nous autorisent à avancer.

Nous pouvons savoir ce qui compte pour nous et laisser les attentes des autres déterminer nos choix.

Nous pouvons posséder des compétences solides et hésiter à prendre une initiative.

Développer son leadership intérieur suppose donc d’apprendre à assumer progressivement notre pouvoir de décision.

Cela ne signifie pas décider seuls de tout.

Nous pouvons consulter.

Écouter.

Demander conseil.

Et tenir compte des personnes concernées.

Mais nous devons également reconnaître les décisions qui nous appartiennent.

Une personne qui développe son leadership intérieur ne cherche pas à supprimer toute incertitude.

Elle apprend à examiner les situations avec sérieux.

À reconnaître ses responsabilités.

À choisir une direction.

Et à préparer les actes qui permettront de la suivre.

Le Leadership Intérieur™ se manifeste aussi lorsque nous cessons d’attendre une autorisation extérieure pour prendre les décisions qui relèvent légitimement de nous.

Découvrir le Leadership Intérieur™

Activer dans l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle

Activer est la cinquième des 7 Attitudes Gagnantes des 1 %.

Elle complète les attitudes précédentes.

Accueillir nous aide à observer les situations et nos réactions.

Accepter nous invite à reconnaître la réalité pour retrouver notre capacité d’action.

S’alléger nous permet de libérer de l’espace pour ce qui compte.

S’aligner nous aide à retrouver une direction fidèle à nos valeurs.

Activer nous invite à prendre une décision et à nous engager dans cette direction.

Ces attitudes ne constituent pas un parcours obligatoire.

Nous pouvons les mobiliser selon nos besoins et les circonstances.

Activer contribue également aux quatre dimensions de l’Excellence Personnelle.

Être — Se connaître et retrouver ses fondations intérieures

Activer nous invite à reconnaître notre capacité à décider et à assumer nos choix.

Faire — Transformer ses intentions en actions

Cette attitude prépare le passage entre la réflexion et la mise en pratique.

Devenir — Grandir et développer son potentiel

En prenant des décisions, nous développons progressivement notre autonomie et notre confiance dans notre capacité à choisir.

Incarner — Vivre pleinement ses convictions

Activer nous permet de ne plus laisser nos valeurs au stade des intentions et de commencer à leur donner une place réelle dans notre existence.

Les quatre dimensions et les sept attitudes constituent deux branches complémentaires de l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle.

Les dimensions nous permettent de comprendre les différents aspects de notre évolution.

Les attitudes nous aident à aborder les situations qui contribuent à cette évolution.

Découvrir les 4 dimensions de l’Excellence Personnelle

Explorer l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle

Il arrive un moment où nous devons choisir de commencer

Nous pouvons consacrer beaucoup de temps à préparer notre avenir.

Nous réfléchissons.

Nous apprenons.

Nous examinons les possibilités.

Nous cherchons à mieux nous connaître.

Et tout cela possède une valeur.

Mais il arrive un moment où une question devient essentielle.

« Qu’est-ce que je décide maintenant ? »

Pas nécessairement pour les dix prochaines années.

Pas pour transformer immédiatement toute notre existence.

Mais pour commencer à donner une direction plus consciente à notre vie.

Nous pouvons décider de poser une limite.

De reprendre un projet.

D’exprimer une conviction.

De modifier une habitude.

De demander une information.

Ou de réserver une place à quelque chose qui compte réellement.

Ces décisions peuvent sembler modestes.

Mais elles marquent parfois un changement profond dans notre manière de nous positionner.

Nous cessons de considérer que notre avenir dépend uniquement des circonstances.

Nous reconnaissons la part de responsabilité qui nous appartient.

Et nous choisissons de nous engager.

Nous ne savons pas toujours précisément ce qui se produira.

Nous ne pouvons pas garantir chaque résultat.

Mais nous pouvons décider de ne plus laisser l’attente gouverner indéfiniment nos choix.

Activer, ce n’est pas tout changer aujourd’hui. C’est prendre la décision qui permettra de ne plus rester exactement au même endroit demain.

C’est une manière de reprendre sa place.

Avec discernement.

Avec responsabilité.

Avec détermination.

Et avec davantage de confiance dans notre capacité à choisir.

C’est aussi cela, l’Excellence Personnelle.

La vie ne se subit pas. Elle se choisit.

Roland MOLLÉ — Auteur et Mentor en Excellence Personnelle

Retrouvez les 7 Attitudes Gagnantes des 1 %

1. Accueillir — Observer avant de réagir

Apprenez à prendre du recul et à reconnaître vos réactions avant de choisir comment répondre.

Découvrir l’attitude Accueillir

2. Accepter — Reconnaître la réalité pour avancer

Vous êtes ici. Cette deuxième attitude vous invite à reconnaître ce qui est pour retrouver votre capacité d’action.

Découvrir l’attitude Accepter

3. S’alléger — Faire de la place à l’essentiel

Identifiez ce qui vous retient et retrouvez de l’espace pour vos véritables priorités.

Découvrir l’attitude S’alléger

4. S’aligner — Retrouver une direction fidèle à vos valeurs

Apprenez à rapprocher vos choix de ce qui compte réellement pour vous.

Découvrir l’attitude S’aligner

5. Activer — Prendre la décision de commencer

Transformez vos intentions en engagements concrets.

Découvrir l’attitude Activer

6. Agir — Donner une réalité à ses choix

Passez de la décision à l’action avec davantage de conscience et de constance.

Découvrir l’attitude Agir

7. Ancrer — Construire une progression durable

Consolidez les comportements qui vous permettent de vivre davantage en accord avec vos convictions.

Découvrir l’attitude Ancrer

Retrouvez l'ensemble de l'Approche 360°

Les 7 Attitudes Gagnantes des 1 % constituent la deuxième branche de l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle.

Pour découvrir comment elles complètent les quatre dimensions Être, Faire, Devenir et Incarner :

Explorer l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle

Commencez à reprendre votre place

Vous avez parfois le sentiment de subir certaines situations, de repousser vos décisions ou de vous éloigner de ce qui compte réellement pour vous ?

J’ai créé un guide gratuit pour vous aider à faire le point sur votre situation et commencer à retrouver votre propre direction.

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