Accueillir — Observer avant de réagir

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Il arrive que nous cherchions à améliorer notre vie en ajoutant toujours quelque chose. Une nouvelle habitude. Un nouvel objectif. Un nouvel engagement. Pourtant, avancer demande parfois de commencer par reconnaître ce que nous n’avons plus besoin de porter.

Nous accumulons beaucoup de choses au fil de notre existence.

Des responsabilités.

Des engagements.

Des habitudes.

Des attentes.

Des projets.

Des préoccupations.

Des obligations que nous avons acceptées.

Des exigences que nous nous imposons.

Et parfois des regrets, des comparaisons ou des convictions qui ne nous correspondent plus vraiment.

Certaines de ces choses occupent une place légitime dans notre vie.

Nous avons des responsabilités à assumer.

Des personnes auxquelles nous tenons.

Des engagements que nous souhaitons respecter.

Des projets qui méritent nos efforts.

Mais il arrive que nous continuions à porter bien davantage que ce qui est réellement nécessaire.

Nous acceptons une demande supplémentaire alors que notre agenda est déjà rempli.

Nous poursuivons un objectif qui ne nous intéresse plus vraiment.

Nous cherchons à répondre aux attentes de tout le monde.

Nous nous imposons des exigences que nous n’appliquerions jamais aux autres.

Et lorsque nous ressentons de la fatigue ou de la frustration, nous pensons parfois que nous devons simplement mieux nous organiser.

Faire davantage.

Être plus efficaces.

Trouver du temps.

Mais si le véritable problème n’était pas toujours notre manque d’organisation ?

Et si nous avions surtout besoin de retrouver de l’espace pour ce qui compte réellement ?

C’est précisément ce que nous invite à explorer la troisième des sept attitudes gagnantes des 1 %.

S’alléger, c’est apprendre à reconnaître ce qui nous encombre, à distinguer l’essentiel de l’accessoire et à faire des choix plus fidèles à nos priorités.

Nous avons appris à ajouter, beaucoup moins à retirer

Lorsque nous souhaitons progresser, notre premier réflexe consiste souvent à chercher ce que nous pourrions faire de plus.

Nous voulons être plus confiants.

Nous cherchons une nouvelle technique.

Nous souhaitons être plus productifs.

Nous ajoutons une nouvelle méthode.

Nous voulons retrouver davantage de sérénité.

Nous essayons une nouvelle pratique.

Nous souhaitons développer un projet.

Nous lui ajoutons de nouveaux objectifs.

Ces démarches peuvent être utiles.

Mais elles ne répondent pas toujours au véritable problème.

Car nous ne pouvons pas ajouter indéfiniment des engagements à une existence qui possède déjà ses contraintes.

Notre temps n’est pas illimité.

Notre énergie non plus.

Et notre attention ne peut pas être consacrée simultanément à toutes les choses qui nous semblent importantes.

Pourtant, nous avons parfois du mal à retirer quoi que ce soit.

Nous conservons des habitudes parce qu’elles sont anciennes.

Des engagements parce que nous avons donné notre parole.

Des objectifs parce que nous y avons déjà consacré du temps.

Des responsabilités parce que nous craignons de décevoir.

Et des préoccupations parce que nous avons pris l’habitude de tout anticiper.

Nous finissons alors par vivre dans une forme d’accumulation permanente.

Toujours quelque chose à faire.

Quelque chose à penser.

Quelque chose à prévoir.

Quelque chose à régler.

Mais une vie plus riche ne se construit pas nécessairement en faisant toujours davantage. Elle peut aussi se construire en choisissant mieux ce à quoi nous consacrons notre temps et notre énergie.

S’alléger ne signifie pas abandonner ses responsabilités

Je souhaite établir cette distinction dès le départ.

Nous ne pouvons pas toujours supprimer ce qui nous pèse.

Certaines responsabilités font partie de notre existence.

Nous pouvons avoir une famille à accompagner.

Des engagements professionnels.

Des obligations financières.

Des personnes qui dépendent de nous.

Des difficultés qui ne disparaîtront pas simplement parce que nous avons décidé de vivre autrement.

Il serait irréaliste de prétendre que nous pouvons toujours choisir une vie sans contraintes.

Et ce n’est pas ce que je vous propose.

S’alléger ne signifie pas tout quitter.

Ni renoncer à ses engagements.

Ni chercher à éviter chaque difficulté.

Cela signifie apprendre à examiner ce que nous portons et la manière dont nous le portons.

Une responsabilité peut être nécessaire sans devoir occuper toute notre attention.

Un engagement peut être important sans exiger que nous soyons disponibles à chaque instant.

Une difficulté peut être réelle sans nous obliger à y penser du matin au soir.

Et une personne peut compter pour nous sans que nous ayons à répondre à toutes ses demandes.

S’alléger, ce n’est pas devenir moins responsable. C’est apprendre à exercer ses responsabilités sans ajouter systématiquement des contraintes qui ne sont pas nécessaires.

Le poids invisible des attentes des autres

Certaines charges sont faciles à identifier.

Une tâche supplémentaire.

Un rendez-vous.

Un dossier.

Une obligation administrative.

D’autres sont beaucoup moins visibles.

Elles prennent la forme d’attentes.

Nous voulons être appréciés.

Reconnaître notre utilité.

Montrer que nous sommes compétents.

Ne pas décevoir.

Ne pas provoquer de conflit.

Être disponibles.

Être à la hauteur.

Ces aspirations ne sont pas nécessairement mauvaises.

Mais lorsqu’elles deviennent des obligations permanentes, elles peuvent finir par guider une grande partie de nos décisions.

Nous ne choisissons plus seulement en fonction de nos priorités.

Nous choisissons aussi pour éviter les réactions que nous imaginons chez les autres.

Prenons un exemple.

Un collègue vous demande de l’aider sur un dossier.

Vous avez déjà beaucoup de travail.

Vous savez que cette demande risque de retarder une tâche importante.

Mais vous acceptez.

Pourquoi ?

Peut-être parce que vous souhaitez sincèrement lui rendre service.

Mais peut-être également parce que vous craignez qu’il vous considère comme peu coopératif.

Ou parce que vous avez pris l’habitude d’être celui sur lequel tout le monde peut compter.

Sur le moment, vous évitez l’inconfort de refuser.

Mais vous devez ensuite assumer une charge supplémentaire.

Vous travaillez plus tard.

Vous reportez une priorité.

Vous ressentez de la frustration.

Et vous vous reprochez parfois d’avoir encore accepté.

Ce qui vous pèse n’est donc pas uniquement la tâche.

C’est aussi l’obligation intérieure que vous ressentez de devoir toujours répondre favorablement.

Nous pouvons parfois alléger notre vie sans supprimer une seule responsabilité essentielle, simplement en cessant de considérer toutes les attentes comme des obligations.

Apprendre à dire non pour préserver ce qui compte

Dire non n’est pas toujours facile.

Nous pouvons craindre de décevoir.

De blesser.

De paraître égoïstes.

De provoquer un désaccord.

Ou de perdre l’estime de quelqu’un.

Alors nous disons oui.

Même lorsque nous savons que nous n’avons pas réellement la disponibilité nécessaire.

Mais chaque engagement supplémentaire occupe une place.

Dans notre agenda.

Dans notre attention.

Dans notre énergie.

Et parfois dans notre tranquillité.

Lorsque nous acceptons quelque chose, nous renonçons nécessairement à consacrer ce même temps à autre chose.

C’est pourquoi apprendre à dire non peut devenir une manière de respecter nos priorités.

Cela ne signifie pas refuser systématiquement les demandes.

Il existe des moments où rendre service, faire un effort ou modifier notre organisation est parfaitement cohérent avec nos valeurs.

Mais il existe également des situations dans lesquelles nous avons besoin de poser une limite.

Nous pouvons dire :

« Je comprends votre demande, mais je ne pourrai pas m’en charger cette semaine. »

Ou :

« Je peux vous aider sur ce point, mais je ne pourrai pas prendre l’ensemble du dossier. »

Ou simplement :

« Je préfère ne pas m’engager sur quelque chose que je ne pourrai pas faire correctement. »

Ces réponses peuvent être exprimées avec calme.

Sans agressivité.

Sans mépris.

Et sans devoir nous justifier indéfiniment.

Dire non à une demande peut être une manière de dire oui à une responsabilité, à une priorité ou à une conviction que nous avons déjà choisie.

S’alléger demande parfois d’accepter quelques instants d’inconfort pour éviter de vivre durablement avec les conséquences d’un engagement que nous n’aurions pas dû prendre.

Nous pouvons aussi nous encombrer de nos propres exigences

Les attentes des autres ne sont pas les seules à peser sur notre existence.

Nous pouvons être particulièrement exigeants envers nous-mêmes.

Nous voulons réussir.

Bien faire.

Ne pas commettre d’erreur.

Être reconnus pour notre sérieux.

Tenir tous nos engagements.

Et parfois, nous finissons par considérer que tout ce que nous entreprenons doit être irréprochable.

Cette exigence peut sembler positive.

Elle traduit parfois notre sens des responsabilités et notre volonté de produire un travail de qualité.

Mais lorsqu’elle devient excessive, elle peut nous empêcher d’avancer.

Nous passons trop de temps sur des détails secondaires.

Nous repoussons une décision parce que nous ne disposons pas de toutes les garanties.

Nous hésitons à montrer un travail parce qu’il pourrait encore être amélioré.

Nous comparons nos résultats à ceux de personnes dont nous ne connaissons pas toutes les circonstances.

Et nous finissons par consacrer davantage d’énergie à éviter l’imperfection qu’à réaliser ce qui compte réellement.

L’Excellence Personnelle ne consiste pourtant pas à rechercher la perfection dans chaque détail.

Elle nous invite à développer une manière plus consciente et plus responsable de penser, de choisir et d’agir.

Il existe une différence entre vouloir bien faire et s’imposer l’obligation de ne jamais se tromper.

Nous pouvons viser la qualité sans exiger l’irréprochable.

Nous pouvons progresser sans être constamment insatisfaits.

Nous pouvons reconnaître nos erreurs sans remettre toute notre valeur en question.

S’alléger, c’est parfois renoncer à l’obligation d’être parfait pour retrouver la liberté de faire de notre mieux avec les moyens dont nous disposons.

Le poids des comparaisons

Nous vivons dans un environnement où il est facile d’observer ce que les autres accomplissent.

Leurs réussites.

Leurs projets.

Leurs résultats.

Leurs compétences.

Leur manière de vivre.

Ces exemples peuvent nous inspirer.

Ils peuvent nous montrer ce qui est possible.

Nous donner des idées.

Ou nous encourager à développer certaines capacités.

Mais la comparaison peut également devenir une source permanente d’insatisfaction.

Nous regardons ce que les autres possèdent et nous oublions ce que nous avons construit.

Nous observons leurs résultats sans connaître leurs difficultés.

Nous comparons leur situation actuelle à notre propre point de départ.

Et nous finissons parfois par considérer que notre progression n’est jamais suffisante.

Pourtant, nous ne vivons pas tous les mêmes circonstances.

Nous n’avons pas les mêmes responsabilités.

Les mêmes ressources.

Les mêmes aspirations.

Ni les mêmes priorités.

Une réussite qui possède une grande valeur pour une personne peut ne pas correspondre à la vie qu’une autre souhaite construire.

L’attitude S’alléger nous invite à nous demander :

« Est-ce que je poursuis réellement ce que je souhaite, ou est-ce que je cherche à correspondre à une image de la réussite qui ne m’appartient pas ? »

Cette question mérite parfois une réflexion approfondie.

Car nous pouvons consacrer des années à poursuivre des objectifs qui ne correspondent plus à nos convictions.

S’alléger ne signifie pas cesser d’avoir de l’ambition.

Cela signifie apprendre à choisir des ambitions qui ont du sens pour nous.

Quand nous continuons à porter ce qui appartient au passé

Nous pouvons également conserver des engagements, des habitudes ou des objectifs simplement parce qu’ils ont longtemps occupé une place importante dans notre vie.

Nous avons investi du temps.

De l’énergie.

Parfois de l’argent.

Nous avons fait des efforts.

Nous avons annoncé nos intentions.

Et nous éprouvons des difficultés à reconnaître que certaines choses ont changé.

Nous continuons alors dans une direction qui ne nous correspond plus vraiment.

Non pas parce qu’elle nous convient.

Mais parce que nous avons déjà beaucoup donné.

Pourtant, le temps consacré à un projet ne constitue pas, à lui seul, une raison suffisante pour continuer indéfiniment.

Il peut être légitime de poursuivre.

De persévérer.

De traverser une période difficile.

Mais il peut également être responsable de réexaminer notre engagement.

Qu’est-ce qui compte encore ?

Qu’est-ce qui a changé ?

Qu’avons-nous appris ?

Et que souhaitons-nous désormais construire ?

S’alléger peut consister à modifier un objectif.

À simplifier un projet.

À abandonner une activité devenue secondaire.

Ou à reconnaître qu’une ambition passée ne correspond plus à la personne que nous sommes aujourd’hui.

Ce choix ne signifie pas nécessairement que les efforts précédents ont été inutiles.

Ils ont pu nous apporter des connaissances.

Des expériences.

Des compétences.

Et une meilleure compréhension de nous-mêmes.

Nous pouvons respecter notre parcours sans nous sentir obligés de reproduire indéfiniment les choix que nous avons faits autrefois.

Faire de la place dans son agenda, mais aussi dans son esprit

Lorsque nous parlons de nous alléger, nous pensons souvent à notre emploi du temps.

Réduire certaines activités.

Simplifier notre organisation.

Supprimer des engagements secondaires.

Ces décisions peuvent être utiles.

Mais nous pouvons également avoir besoin de retrouver de l’espace mental.

Nous pensons à ce que nous devons faire.

À ce que nous avons oublié.

Aux réponses que nous attendons.

Aux décisions que nous repoussons.

Aux problèmes que nous essayons d’anticiper.

Nous passons parfois d’une préoccupation à une autre sans réellement nous accorder un moment de tranquillité.

Et même lorsque nous ne faisons rien, notre esprit continue à travailler.

Il ne suffit donc pas toujours de libérer une heure dans notre agenda pour retrouver de la sérénité.

Nous pouvons avoir besoin de clarifier nos priorités.

De noter certaines tâches pour ne plus devoir les garder constamment en mémoire.

De prendre une décision longtemps repoussée.

De limiter certaines sollicitations.

Ou simplement d’accepter qu’il existe des questions auxquelles nous n’avons pas encore de réponse.

S’alléger consiste parfois à reconnaître que tout ne mérite pas notre attention immédiate.

Une information peut attendre.

Une demande peut être examinée demain.

Un problème peut nécessiter davantage de recul.

Et certaines préoccupations ne trouveront pas de solution simplement parce que nous y pensons plus longtemps.

Retrouver de l’espace mental, ce n’est pas ne plus avoir de préoccupations. C’est apprendre à ne pas leur donner toute la place.

Choisir l’essentiel demande parfois du courage

Nous pourrions imaginer que simplifier notre vie consiste uniquement à supprimer ce qui est inutile.

Mais les choix les plus importants sont rarement aussi faciles.

Il arrive que plusieurs choses possèdent une réelle valeur.

Notre travail.

Notre famille.

Nos projets.

Nos relations.

Nos responsabilités.

Notre santé.

Notre besoin de repos.

Nous ne pouvons pas toujours leur consacrer simultanément toute l’attention qu’elles méritent.

Il nous faut parfois choisir.

Non pas entre quelque chose de bon et quelque chose de mauvais.

Mais entre plusieurs priorités légitimes.

Et ces décisions peuvent être inconfortables.

Nous devons reconnaître nos limites.

Accepter de ne pas tout faire.

Différer certains projets.

Ou renoncer momentanément à une possibilité intéressante.

C’est pourquoi S’alléger demande parfois davantage de courage que d’ajouter une nouvelle activité.

Ajouter peut nous donner l’impression d’avancer.

Retirer nous oblige à décider ce qui compte réellement.

Choisir l’essentiel, ce n’est pas prétendre que le reste n’a aucune valeur. C’est reconnaître que nous ne pouvons pas tout placer au premier rang de notre existence.

Cinq domaines dans lesquels nous pouvons nous alléger

Pour rendre cette troisième attitude plus concrète, je vous propose d’examiner cinq domaines de votre vie.

1. Vos engagements

Quels engagements avez-vous acceptés sans réellement examiner votre disponibilité ?

Certaines obligations peuvent-elles être réorganisées ?

D’autres méritent-elles d’être discutées ?

Existe-t-il des demandes auxquelles vous pourriez répondre différemment ?

L’objectif n’est pas de manquer à votre parole.

Il est de développer davantage de discernement avant de prendre de nouveaux engagements et, lorsque cela est possible, de réexaminer ceux qui ne sont plus adaptés.

2. Vos exigences personnelles

Vous imposez-vous des standards disproportionnés ?

Consacrez-vous trop de temps à certains détails ?

Avez-vous du mal à considérer qu’un travail est suffisamment abouti ?

Cherchez-vous à tout maîtriser ?

S’alléger peut consister à retrouver une exigence plus juste.

Faire sérieusement ce qui mérite de l’être.

Sans transformer chaque tâche en épreuve de perfection.

3. Vos préoccupations

Quelles situations occupent régulièrement votre esprit ?

Pouvez-vous agir sur elles ?

Certaines demandent-elles simplement du temps ?

D’autres échappent-elles largement à votre contrôle ?

Vous pouvez chercher à distinguer les problèmes qui nécessitent une décision de ceux pour lesquels vous ne disposez pas encore d’une possibilité d’action.

4. Vos habitudes

Certaines habitudes consomment-elles du temps sans réellement vous apporter ce que vous recherchez ?

Consultez-vous trop souvent certaines informations ?

Multipliez-vous les activités sans objectif clair ?

Avez-vous conservé des routines qui ne correspondent plus à vos besoins ?

Il ne s’agit pas de supprimer tout ce qui n’est pas productif.

Le repos, les loisirs et les moments sans objectif particulier possèdent eux aussi une valeur.

Il s’agit simplement de reconnaître ce que vous choisissez réellement et ce que vous continuez à faire par automatisme.

5. Vos attentes envers les autres

Attendez-vous parfois que les autres comprennent vos besoins sans que vous les exprimiez ?

Cherchez-vous à obtenir leur approbation avant de prendre certaines décisions ?

Vous sentez-vous responsable de toutes leurs réactions ?

Nous pouvons prendre soin de nos relations sans chercher à contrôler la manière dont chacun pense, ressent ou décide.

S’alléger peut aussi consister à reconnaître cette limite.

S’alléger et apprendre à prendre sa place

Il existe un lien profond entre cette troisième attitude et la capacité à prendre sa place.

Lorsque nous nous retenons constamment, nous accumulons parfois des contraintes invisibles.

Nous n’osons pas exprimer une préférence.

Nous évitons de poser une limite.

Nous acceptons des décisions qui ne nous conviennent pas.

Nous gardons pour nous certaines convictions.

Et nous finissons par organiser notre existence autour de ce que nous pensons devoir être pour les autres.

Peu à peu, nos propres priorités passent au second plan.

Nous avons moins de temps.

Moins de disponibilité.

Et parfois moins de clarté sur ce que nous voulons réellement.

S’alléger peut alors devenir une manière de retrouver notre place.

Pas en exigeant que tout tourne autour de nous.

Mais en reconnaissant que nos besoins, nos convictions et nos projets méritent également d’être pris en considération.

Nous pouvons continuer à être attentifs aux autres.

À respecter nos engagements.

À faire preuve de bienveillance.

Tout en apprenant à ne plus nous effacer systématiquement.

Prendre sa place ne consiste pas à demander aux autres de disparaître. Cela consiste à cesser de disparaître soi-même pour leur laisser toute la place.

Un exercice : retrouver de l’espace pour ce qui compte

Je vous propose maintenant un exercice simple.

Prenez une feuille et accordez-vous vingt minutes.

L’objectif n’est pas de réorganiser toute votre vie.

Il est d’identifier un premier domaine dans lequel vous pourriez retrouver de l’espace.

1. Identifiez ce qui vous pèse

Répondez à cette question :

« Qu’est-ce qui occupe aujourd’hui trop de place dans ma vie ? »

Il peut s’agir d’un engagement.

D’une habitude.

D’une préoccupation.

D’une exigence.

D’une attente.

Ou d’une activité.

Choisissez un élément précis.

Évitez les réponses trop générales.

2. Comprenez pourquoi vous le conservez

Demandez-vous :

« Pourquoi est-ce que je continue à lui accorder autant de place ? »

Par habitude ?

Par responsabilité ?

Par peur de décevoir ?

Parce que vous pensez ne pas avoir le choix ?

Parce que vous avez déjà beaucoup investi ?

Ou parce que cette activité possède encore une réelle importance ?

Ne cherchez pas à vous juger.

Cherchez à comprendre.

3. Distinguez ce qui est nécessaire de ce qui peut évoluer

Posez-vous trois questions :

« Qu’est-ce que je dois réellement préserver ? »

« Qu’est-ce que je pourrais simplifier ? »

« Qu’est-ce que je pourrais réduire, différer ou arrêter ? »

Certaines responsabilités ne pourront pas être supprimées.

Mais vous découvrirez peut-être qu’une partie de la charge peut être organisée autrement.

4. Choisissez un premier allègement

Décidez d’une action concrète.

Refuser un engagement supplémentaire.

Supprimer une tâche secondaire.

Réduire une sollicitation.

Prendre une décision que vous repoussez.

Demander de l’aide.

Ou réserver un moment à une priorité que vous négligez.

Choisissez une action réaliste.

5. Donnez une destination à l’espace retrouvé

Cette dernière étape est importante.

Car s’alléger n’a pas uniquement pour objectif de retirer quelque chose.

Il s’agit aussi de retrouver de l’espace pour vivre davantage selon vos convictions.

Demandez-vous :

« À quoi est-ce que je souhaite consacrer le temps, l’attention ou l’énergie que je vais retrouver ? »

À votre famille ?

À un projet ?

À votre repos ?

À votre développement personnel ?

À une activité qui possède du sens pour vous ?

Choisissez consciemment.

S’alléger prend toute sa valeur lorsque l’espace retrouvé permet de redonner une place à ce qui compte réellement.

Un défi de sept jours : faire moins, mais choisir mieux

Pendant les sept prochains jours, je vous propose de mettre cette attitude en pratique.

Il ne s’agit pas de réduire toutes vos activités.

Mais de développer votre capacité à choisir.

Jour 1 — Observer

Identifiez une activité, une habitude ou une préoccupation qui occupe trop de place.

Jour 2 — Comprendre

Demandez-vous pourquoi vous continuez à lui accorder autant de temps ou d’énergie.

Jour 3 — Examiner

Distinguez ce qui est réellement nécessaire de ce qui peut évoluer.

Jour 4 — Décider

Choisissez un premier changement concret.

Jour 5 — Mettre en pratique

Réalisez cet allègement, même s’il est modeste.

Jour 6 — Observer les effets

Qu’est-ce que cette décision a changé ?

Avez-vous retrouvé du temps ?

De l’attention ?

Une plus grande tranquillité ?

Ou avez-vous rencontré une difficulté que vous n’aviez pas anticipée ?

Jour 7 — Faire le bilan

Répondez à ces quatre questions :

  • Qu’est-ce que j’ai réussi à alléger ?

  • Qu’est-ce qui a été le plus difficile ?

  • À quoi ai-je consacré l’espace retrouvé ?

  • Quel changement aimerais-je conserver ?

Cet exercice ne cherche pas à vous faire accomplir davantage de choses.

Il vous invite à reconnaître que certaines décisions importantes consistent à faire moins, mais avec davantage de conscience.

S’alléger et le Leadership Intérieur™

Le Leadership Intérieur™ ne consiste pas uniquement à savoir décider ou agir.

Il suppose également de reconnaître nos priorités et d’assumer les limites nécessaires pour les respecter.

Une personne peut posséder de nombreuses compétences et continuer à se disperser.

Elle peut être responsable et accepter trop d’engagements.

Elle peut être appréciée pour sa disponibilité et ressentir pourtant une profonde frustration.

Développer son leadership intérieur demande parfois d’apprendre à faire des choix plus sélectifs.

Reconnaître ce qui mérite notre attention.

Exprimer nos limites.

Réexaminer nos engagements.

Et accepter que certaines possibilités, même intéressantes, ne correspondent pas à notre direction actuelle.

Cette posture ne signifie pas devenir indifférent aux autres.

Elle nous invite à être davantage responsables de la manière dont nous utilisons notre temps, notre énergie et notre attention.

Nous exerçons aussi notre leadership intérieur lorsque nous choisissons consciemment ce à quoi nous décidons de ne plus consacrer notre vie.

Découvrir le Leadership Intérieur™

S’alléger dans l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle

S’alléger est la troisième des sept attitudes gagnantes des 1 %.

Elle complète les attitudes Accueillir et Accepter.

Accueillir nous aide à observer les situations et nos réactions.

Accepter nous invite à reconnaître la réalité pour retrouver notre capacité d’action.

S’alléger nous permet d’examiner ce que nous portons et de libérer de l’espace pour ce qui compte.

Elle contribue également aux quatre dimensions de l’Excellence Personnelle.

Être — Se connaître et retrouver ses fondations intérieures

S’alléger nous invite à distinguer nos propres convictions des attentes que nous avons parfois adoptées sans les remettre en question.

Faire — Transformer ses intentions en actions

En réduisant certaines sollicitations, nous pouvons retrouver davantage de disponibilité pour agir sur nos véritables priorités.

Devenir — Grandir et développer son potentiel

S’alléger peut nous aider à abandonner certaines exigences excessives qui freinent notre apprentissage et notre progression.

Incarner — Vivre pleinement ses convictions

Lorsque nous choisissons de préserver ce qui compte réellement, nous commençons à faire de nos valeurs des repères concrets dans notre manière de vivre.

Les quatre dimensions et les sept attitudes constituent deux branches complémentaires de l’Approche 360°.

Les dimensions permettent de comprendre les différents aspects de notre évolution.

Les attitudes nous aident à aborder les situations qui contribuent à cette évolution.

Découvrir les 4 dimensions de l’Excellence Personnelle

Explorer l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle

Faire de la place à la vie que nous voulons réellement vivre

Il arrive que nous nous sentions débordés sans toujours comprendre pourquoi.

Nous avons des responsabilités.

Des engagements.

Des projets.

Des personnes auxquelles nous tenons.

Et nous essayons de donner une place à tout cela.

Mais nous avons parfois oublié de nous demander ce qui mérite réellement d’occuper notre vie.

Nous continuons à accepter.

À ajouter.

À répondre.

À poursuivre.

Sans toujours examiner si nos choix correspondent encore à nos convictions.

S’alléger nous invite à retrouver cette capacité de discernement.

Nous pouvons choisir de préserver certains engagements.

D’en modifier d’autres.

De renoncer à certaines exigences.

De poser des limites.

Et de redonner une place à ce qui compte.

Ce ne sera pas toujours facile.

Certaines décisions demanderont du courage.

D’autres nécessiteront des discussions.

Et certaines contraintes resteront présentes.

Mais nous pouvons progressivement apprendre à ne plus remplir automatiquement chaque espace disponible.

Nous pouvons choisir.

Ce que nous souhaitons conserver.

Ce que nous voulons faire évoluer.

Et ce que nous sommes prêts à laisser derrière nous.

S’alléger, ce n’est pas avoir moins de vie. C’est faire davantage de place à la vie que nous souhaitons réellement vivre.

C’est une manière de retrouver notre direction.

De respecter nos priorités.

Et de reprendre progressivement notre place.

C’est aussi cela, l’Excellence Personnelle.

La vie ne se subit pas. Elle se choisit.

Roland MOLLÉ — Auteur et Mentor en Excellence Personnelle

Retrouvez les 7 Attitudes Gagnantes des 1 %

1. Accueillir — Observer avant de réagir

Apprenez à prendre du recul et à reconnaître vos réactions avant de choisir comment répondre.

Découvrir l’attitude Accueillir

2. Accepter — Reconnaître la réalité pour avancer

Vous êtes ici. Cette deuxième attitude vous invite à reconnaître ce qui est pour retrouver votre capacité d’action.

Découvrir l’attitude Accepter

3. S’alléger — Faire de la place à l’essentiel

Identifiez ce qui vous retient et retrouvez de l’espace pour vos véritables priorités.

Découvrir l’attitude S’alléger

4. S’aligner — Retrouver une direction fidèle à vos valeurs

Apprenez à rapprocher vos choix de ce qui compte réellement pour vous.

Découvrir l’attitude S’aligner

5. Activer — Prendre la décision de commencer

Transformez vos intentions en engagements concrets.

Découvrir l’attitude Activer

6. Agir — Donner une réalité à ses choix

Passez de la décision à l’action avec davantage de conscience et de constance.

Découvrir l’attitude Agir

7. Ancrer — Construire une progression durable

Consolidez les comportements qui vous permettent de vivre davantage en accord avec vos convictions.

Découvrir l’attitude Ancrer

Retrouvez l'ensemble de l'Approche 360°

Les 7 Attitudes Gagnantes des 1 % constituent la deuxième branche de l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle.

Pour découvrir comment elles complètent les quatre dimensions Être, Faire, Devenir et Incarner :

Explorer l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle

Commencez à reprendre votre place

Vous avez parfois le sentiment de subir certaines situations, de repousser vos décisions ou de vous éloigner de ce qui compte réellement pour vous ?

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