Accueillir — Observer avant de réagir

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Il arrive que nous consacrions davantage d’énergie à refuser une situation qu’à chercher ce que nous pouvons encore faire. Pourtant, reconnaître la réalité n’est pas une défaite. C’est parfois le premier acte de responsabilité qui nous permet de reprendre notre place.

Nous avons tous connu des situations que nous aurions préféré ne pas vivre.

Une décision qui ne correspond pas à nos attentes.

Un projet qui n’aboutit pas.

Une relation qui évolue.

Une erreur que nous regrettons.

Une occasion que nous avons laissée passer.

Un changement que nous n’avons pas choisi.

Dans ces moments, nous pouvons ressentir de la colère, de la déception, de l’injustice ou de la tristesse.

Nous pouvons nous répéter :

« Cela n’aurait pas dû se passer ainsi. »

« Si seulement j’avais agi autrement. »

« Ce n’est pas normal. »

« Je refuse que les choses se terminent de cette manière. »

Ces réactions sont humaines.

Elles traduisent parfois notre attachement à ce qui comptait pour nous.

Mais il arrive que nous restions longtemps enfermés dans ce que nous aurions voulu voir se produire.

Nous revenons sur les événements.

Nous imaginons d’autres scénarios.

Nous cherchons à comprendre pourquoi les choses ne se sont pas déroulées comme prévu.

Et pendant ce temps, la situation continue d’exister.

Accepter, c’est apprendre à reconnaître ce qui est, même lorsque cela ne correspond pas à ce que nous aurions souhaité.

Non pas pour abandonner.

Mais pour retrouver une possibilité d’action.

Nous ne pouvons pas avancer durablement en refusant de regarder la réalité

Imaginez une personne qui exerce depuis plusieurs années une activité professionnelle.

Elle possède de l’expérience.

Elle connaît son métier.

Elle a développé des compétences.

Mais depuis quelque temps, elle ne se reconnaît plus vraiment dans ce qu’elle fait.

Ses priorités ont évolué.

Son environnement a changé.

Elle ne retrouve plus le même intérêt dans ses responsabilités.

Pourtant, elle continue à se répéter :

« Ce n’est qu’une mauvaise période. »

« Cela finira bien par s’arranger. »

« Je ne peux pas remettre en question tout ce que j’ai construit. »

« Je devrais être satisfait de ma situation. »

Elle cherche peut-être à se convaincre que rien n’a réellement changé.

Mais au fond, elle sait que quelque chose ne lui convient plus.

Ce décalage peut durer longtemps.

Pas nécessairement parce qu’elle manque de courage.

Mais parce que reconnaître la réalité l’obligerait à se poser des questions qu’elle préfère encore éviter.

Que veut-elle aujourd’hui ?

Qu’est-ce qui a changé ?

Que souhaite-t-elle préserver ?

Quelles possibilités s’offrent réellement à elle ?

Et que serait-elle prête à faire évoluer ?

Accepter ne signifie pas qu’elle doit quitter son activité.

Cela ne signifie pas non plus qu’elle doit bouleverser immédiatement son existence.

Cela signifie simplement qu’elle peut commencer à regarder sa situation telle qu’elle est aujourd’hui, et non uniquement telle qu’elle était ou telle qu’elle aurait aimé qu’elle reste.

C’est à partir de cette reconnaissance qu’elle pourra réfléchir plus librement.

Accepter n’est pas se résigner

Cette distinction est fondamentale.

Nous associons parfois l’acceptation à une forme de faiblesse.

Nous imaginons qu’accepter signifie baisser les bras.

Supporter une situation injuste.

Renoncer à nos ambitions.

Ou laisser les autres décider de notre existence.

Mais ce n’est pas le sens de cette deuxième attitude.

La résignation consiste à considérer qu’il n’y a plus rien à faire. L’acceptation consiste à reconnaître la situation pour examiner ce qui reste possible.

Nous pouvons accepter qu’un problème existe et décider de le résoudre.

Accepter qu’une relation soit devenue difficile et chercher à la faire évoluer.

Accepter qu’une décision ait été prise sans renoncer à exprimer notre désaccord.

Accepter que nous ayons commis une erreur et choisir de la réparer.

Accepter que certaines circonstances ne dépendent pas de nous et continuer à agir sur ce qui reste sous notre responsabilité.

Prenons un exemple.

Vous avez présenté une proposition qui vous semblait pertinente.

Elle a été refusée.

Vous pouvez considérer que ce refus est injustifié.

Vous pouvez même disposer d’arguments solides pour le penser.

Mais le refus a eu lieu.

C’est un fait.

Accepter ce fait ne vous oblige pas à approuver la décision.

Vous pouvez demander des explications.

Présenter de nouveaux arguments.

Modifier votre proposition.

Ou choisir une autre direction.

Ce qui change, c’est votre point de départ.

Vous ne cherchez plus à agir comme si le refus n’avait pas eu lieu.

Vous reconnaissez la situation présente et vous examinez vos possibilités.

Accepter ne retire pas notre pouvoir d’agir. Cela peut au contraire nous aider à le retrouver.

La différence entre Accueillir et Accepter

Ces deux attitudes sont proches, mais elles ne remplissent pas la même fonction.

Accueillir nous invite à observer.

Que se passe-t-il ?

Qu’est-ce que je ressens ?

Quels sont les faits ?

Quelles interprétations suis-je en train de construire ?

Accepter nous invite à reconnaître.

Quelle est la réalité de cette situation ?

Qu’est-ce que je ne peux pas modifier immédiatement ?

Qu’est-ce que je continue à refuser intérieurement ?

Et que puis-je maintenant choisir ?

Prenons une situation simple.

Vous découvrez qu’un projet important doit être reporté.

Avec l’attitude Accueillir, vous prenez le temps d’observer votre réaction.

Vous reconnaissez votre déception.

Vous cherchez à comprendre les raisons du report.

Vous évitez de tirer des conclusions trop rapides.

Avec l’attitude Accepter, vous reconnaissez que le calendrier initial ne pourra pas être respecté.

Vous cessez de construire votre organisation comme si rien n’avait changé.

Vous examinez les conséquences.

Puis vous choisissez comment vous adapter.

Les deux attitudes sont complémentaires.

Mais elles correspondent à deux mouvements différents.

Accueillir permet de mieux voir. Accepter permet de partir de ce qui est réellement.

Reconnaître ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas

Nous aimerions parfois pouvoir maîtriser beaucoup plus de choses que nous ne le pouvons réellement.

Les réactions des autres.

Le résultat de nos efforts.

Les décisions prises par notre entourage.

Les circonstances économiques.

Les événements imprévus.

Ou simplement la manière dont une situation va évoluer.

Cette volonté de maîtrise peut être compréhensible.

Nous cherchons à nous protéger.

À éviter les erreurs.

À préserver notre sécurité.

Mais lorsque nous essayons de contrôler ce qui échappe à notre influence, nous risquons d’y consacrer une énergie considérable.

L’attitude Accepter nous invite à distinguer trois domaines.

Ce qui dépend directement de nous

Nos décisions.

Nos paroles.

Nos comportements.

Nos engagements.

La manière dont nous préparons une action.

Les efforts que nous choisissons de fournir.

Nous ne maîtrisons pas toujours parfaitement nos réactions, mais nous pouvons apprendre à mieux les comprendre et à les orienter.

Ce que nous pouvons influencer sans le maîtriser

Une relation.

Un projet collectif.

Une discussion.

Une négociation.

La réussite d’une initiative.

Nous pouvons agir avec sérieux.

Présenter des arguments.

Écouter.

Proposer.

Coopérer.

Mais nous ne décidons pas seuls du résultat.

Ce qui échappe à notre contrôle

Certaines décisions extérieures.

Des événements passés.

Les réactions personnelles d’autrui.

Des circonstances imprévues.

Des changements qui se produisent indépendamment de notre volonté.

Reconnaître ces limites ne signifie pas que nous sommes impuissants.

Cela signifie que nous pouvons orienter notre attention vers les domaines dans lesquels notre action possède un sens.

La responsabilité ne consiste pas à tout contrôler. Elle consiste à reconnaître ce qui relève réellement de notre capacité d’action.

Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous pouvons modifier la suite

Certaines personnes consacrent beaucoup de temps à regretter des décisions anciennes.

Elles repensent à une occasion manquée.

À une parole prononcée.

À un projet abandonné.

À un choix professionnel.

À une relation.

Elles se demandent :

« Et si j’avais décidé autrement ? »

« Pourquoi n’ai-je pas osé ? »

« Comment ai-je pu laisser passer cette occasion ? »

Ces questions peuvent parfois nous aider à comprendre notre parcours.

Mais lorsqu’elles deviennent répétitives, elles peuvent aussi nous maintenir dans une situation que nous ne pouvons plus modifier.

Le passé fait partie de notre histoire.

Il peut nous avoir profondément marqués.

Il peut encore produire des conséquences dans notre vie actuelle.

Mais nous ne pouvons pas revenir au moment où certains événements se sont produits.

Accepter cette réalité n’efface pas nos regrets.

Cela ne rend pas nécessairement les événements moins douloureux.

Mais cela peut nous permettre de nous poser une autre question.

Au lieu de nous demander uniquement :

« Pourquoi ai-je agi ainsi ? »

Nous pouvons progressivement nous demander :

« Compte tenu de ce qui s’est passé, qu’est-ce que je souhaite faire maintenant ? »

Parfois, nous pouvons réparer.

Présenter des excuses.

Reprendre un projet.

Modifier une habitude.

Ou engager une conversation longtemps repoussée.

Parfois, aucune réparation complète n’est possible.

Il nous faut alors apprendre à vivre avec une réalité que nous n’aurions pas choisie.

Ce chemin peut demander du temps.

Et certaines expériences nécessitent un soutien adapté.

L’acceptation n’est pas une obligation de tourner rapidement la page.

Elle représente plutôt la possibilité de ne pas laisser notre passé déterminer entièrement notre avenir.

Accepter ses limites sans renoncer à progresser

Nous pouvons avoir des exigences très élevées envers nous-mêmes.

Nous voulons être compétents.

Disponibles.

Fiables.

Courageux.

Efficaces.

Nous souhaitons tenir nos engagements.

Réussir nos projets.

Être présents pour les autres.

Mais nous oublions parfois une réalité essentielle.

Nous avons des limites.

Notre temps est limité.

Notre énergie varie.

Nos connaissances sont incomplètes.

Nous pouvons commettre des erreurs.

Et certaines situations dépassent momentanément nos capacités.

Reconnaître ces limites peut être difficile.

Nous craignons parfois d’y voir un aveu de faiblesse.

Mais accepter une limite ne signifie pas renoncer à la dépasser lorsqu’elle peut évoluer.

Cela signifie commencer par la reconnaître.

Une personne peut accepter qu’elle ne maîtrise pas encore une compétence et décider de l’apprendre.

Reconnaître qu’elle est fatiguée et adapter son organisation.

Admettre qu’elle ne peut pas assumer seule toutes ses responsabilités et demander de l’aide.

Ou constater qu’un objectif exige davantage de temps que prévu.

Nous pouvons reconnaître nos limites actuelles sans les transformer en limites définitives.

Cette attitude nous permet de développer une relation plus juste avec nous-mêmes.

Moins fondée sur l’obligation d’être irréprochables.

Davantage fondée sur la lucidité, la responsabilité et la progression.

Accepter que les autres ne pensent pas comme nous

Nous pouvons être profondément convaincus de la justesse de nos idées.

Nous avons réfléchi.

Nous avons de l’expérience.

Nous possédons des arguments.

Et pourtant, une autre personne peut ne pas partager notre point de vue.

Cette différence peut nous contrarier.

Nous pouvons avoir envie d’insister.

De convaincre à tout prix.

Ou de considérer que notre interlocuteur refuse de comprendre.

Mais une relation ne repose pas sur l’obligation d’être toujours d’accord.

Accepter que les autres puissent penser différemment ne signifie pas renoncer à nos convictions.

Nous pouvons exprimer notre position.

Présenter notre raisonnement.

Écouter les objections.

Reconnaître un argument pertinent.

Et maintenir notre désaccord lorsque cela nous semble justifié.

Ce que nous ne pouvons pas toujours obtenir, c’est l’adhésion de notre interlocuteur.

Une personne peut nous respecter sans partager notre opinion.

Elle peut reconnaître notre compétence sans approuver toutes nos décisions.

Elle peut nous apprécier sans répondre à chacune de nos attentes.

Nous pouvons apprendre à affirmer nos convictions sans faire de l’accord des autres une condition permanente de notre sérénité.

C’est une expression importante du Leadership Intérieur™.

Accepter de ne pas être apprécié par tout le monde

Nous souhaitons généralement entretenir de bonnes relations avec les autres.

Être reconnus.

Respectés.

Appréciés.

Ce désir est naturel.

Mais il peut devenir pesant lorsque nous cherchons à éviter toute désapprobation.

Nous adaptons nos paroles.

Nous cachons certaines préférences.

Nous acceptons des engagements qui ne nous conviennent pas.

Nous hésitons à exprimer un désaccord.

Et parfois, nous finissons par accorder davantage d’importance à l’image que les autres ont de nous qu’à nos propres convictions.

L’attitude Accepter nous invite à reconnaître une réalité :

Nous ne pouvons pas garantir que tout le monde approuvera nos choix.

Même lorsque nous agissons avec respect.

Même lorsque nos intentions sont sincères.

Même lorsque nous avons pris le temps de réfléchir.

Certaines personnes seront déçues.

D’autres ne comprendront pas.

Et certaines préféreront une décision différente.

Cela ne signifie pas automatiquement que nous avons mal agi.

Bien sûr, nous devons rester attentifs aux conséquences de nos comportements.

Nous pouvons écouter les critiques.

Reconnaître nos erreurs.

Et modifier nos décisions lorsque cela est nécessaire.

Mais nous ne pouvons pas construire toute notre existence autour de la recherche d’une approbation permanente.

Prendre sa place suppose parfois d’accepter que nos choix ne plaisent pas à tout le monde.

Sans agressivité.

Sans mépris.

Sans chercher à provoquer.

Simplement parce que nous reconnaissons que nos propres convictions méritent elles aussi d’être prises en considération.

Accepter l’incertitude pour pouvoir décider

L’une des raisons pour lesquelles nous repoussons certaines décisions est notre difficulté à accepter l’incertitude.

Nous voudrions connaître le résultat avant de commencer.

Être certains de réussir.

Savoir que nous ne regretterons pas notre choix.

Obtenir toutes les informations.

Et nous assurer que personne ne sera déçu.

Mais la plupart des décisions importantes comportent une part d’incertitude.

Changer une organisation.

Lancer un projet.

Exprimer une conviction.

Prendre une nouvelle responsabilité.

Modifier une habitude.

Ou engager une conversation difficile.

Nous pouvons nous préparer.

Réfléchir.

Examiner les risques.

Demander conseil.

Mais nous ne pouvons pas toujours supprimer l’incertitude.

L’attitude Accepter nous aide à reconnaître cette réalité.

Décider ne signifie pas posséder toutes les réponses. Cela signifie parfois choisir avec sérieux malgré ce que nous ne savons pas encore.

Cette reconnaissance ne doit pas nous conduire à prendre des risques inconsidérés.

Certaines décisions exigent des vérifications approfondies.

D’autres peuvent être différées lorsqu’il manque des informations essentielles.

Mais nous pouvons apprendre à distinguer une prudence utile d’une attente qui ne nous apporte plus rien.

Accepter l’incertitude, c’est reconnaître qu’une part de l’avenir ne dépendra jamais entièrement de nous.

Et qu’il reste néanmoins possible de choisir une direction.

Accepter une erreur sans remettre toute sa valeur en question

Nous pouvons être particulièrement sévères envers nous-mêmes lorsque nous commettons une erreur.

Nous ne nous contentons pas toujours de constater que nous nous sommes trompés.

Nous en tirons parfois des conclusions beaucoup plus générales.

« Je ne suis pas capable. »

« Je n’aurais jamais dû essayer. »

« Je ne suis pas à la hauteur. »

« Les autres auraient mieux réussi. »

Une erreur devient alors un jugement sur notre personne.

Pourtant, il existe une différence importante entre reconnaître un comportement et définir notre identité.

Nous pouvons prendre une mauvaise décision sans être incapables de décider.

Nous pouvons échouer dans un projet sans être des personnes vouées à l’échec.

Nous pouvons prononcer une parole maladroite sans être fondamentalement irrespectueux.

Accepter une erreur consiste à reconnaître ce qui s’est passé.

Sans chercher systématiquement à nous justifier.

Sans rejeter toute la responsabilité sur les autres.

Mais sans transformer non plus cette erreur en condamnation personnelle.

Nous pouvons nous demander :

Qu’est-ce qui s’est passé ?

Quelle part de responsabilité m’appartient ?

Qu’aurais-je pu faire autrement ?

Que puis-je réparer ?

Et qu’est-ce que cette expérience peut m’apprendre ?

Reconnaître une erreur n’enlève rien à notre dignité. Cela nous donne la possibilité d’en répondre et d’apprendre.

Quand accepter demande du temps

Toutes les situations ne peuvent pas être abordées avec la même facilité.

Il est relativement simple d’accepter qu’un rendez-vous soit reporté.

Il peut être beaucoup plus difficile de reconnaître une rupture importante, une perte, une injustice ou un changement profond dans notre existence.

Dans certaines circonstances, nous avons besoin de temps.

De soutien.

De conversations.

De repos.

Et parfois d’un accompagnement professionnel adapté.

L’acceptation ne doit pas devenir une nouvelle obligation.

Nous n’avons pas à nous reprocher de ne pas accepter immédiatement une situation douloureuse.

Nous pouvons traverser des périodes de colère.

De tristesse.

De confusion.

Ou de résistance.

Ces réactions font partie de notre expérience.

Il serait injuste de transformer l’Excellence Personnelle en exigence de sérénité permanente.

Accepter ne signifie pas ne plus souffrir. Cela signifie apprendre, à notre rythme, à reconnaître une réalité et à chercher comment continuer à vivre avec elle ou à la faire évoluer.

Parfois, ce chemin sera rapide.

Parfois, il demandera beaucoup plus de temps.

L’essentiel est de ne pas confondre progression et obligation d’aller vite.

Cinq manières concrètes de pratiquer l’acceptation

Pour rendre cette attitude plus accessible, je vous propose cinq pratiques simples.

1. Nommer la réalité sans la dramatiser

Décrivez une situation en utilisant des faits précis.

Par exemple :

« Mon projet n’a pas abouti dans les délais prévus. »

Plutôt que :

« Je rate toujours tout ce que j’entreprends. »

La première phrase décrit une situation.

La seconde transforme un événement en jugement général.

2. Reconnaître ce que vous ne pouvez pas modifier

Demandez-vous :

« Quelle partie de cette situation échappe aujourd’hui à ma décision ? »

Il peut s’agir d’un événement passé.

D’une décision extérieure.

Ou de la réaction d’une autre personne.

Reconnaître cette limite ne signifie pas approuver ce qui s’est passé.

3. Identifier ce qui reste possible

Posez-vous ensuite une autre question :

« Sur quoi puis-je encore agir ? »

Vous pouvez peut-être demander une explication.

Modifier une organisation.

Exprimer un besoin.

Prendre une décision.

Ou chercher une solution différente.

4. Choisir une réponse responsable

Parmi les possibilités identifiées, choisissez celle qui correspond le mieux à vos valeurs et à vos responsabilités.

Il ne s’agit pas nécessairement de trouver la solution parfaite.

Mais de reprendre une part d’initiative.

5. Accepter de réévaluer votre choix

Vous pouvez prendre une décision avec les informations disponibles, puis la modifier lorsque la situation évolue.

La responsabilité n’exige pas de rester attaché à une décision devenue inadaptée.

Elle demande aussi de savoir reconnaître les faits nouveaux.

Un exercice : retrouver votre espace de décision

Je vous propose un exercice que vous pouvez réaliser en quinze à vingt minutes.

Choisissez une situation qui vous préoccupe actuellement.

Une décision extérieure.

Un projet qui n’avance pas.

Une difficulté relationnelle.

Une erreur.

Ou une situation que vous avez du mal à reconnaître.

Prenez une feuille et divisez-la en trois parties.

Première partie — La réalité

Répondez à cette question :

« Quels sont les faits que je dois reconnaître aujourd’hui ? »

Décrivez la situation aussi précisément que possible.

Évitez les interprétations et les jugements généraux.

Deuxième partie — Mes possibilités

Répartissez les éléments de la situation en trois catégories.

Ce qui dépend de moi.

Ce que je peux influencer.

Ce qui échappe à mon contrôle.

Prenez le temps d’examiner chaque catégorie.

Il arrive que nous découvrions que nous consacrons beaucoup d’énergie à la troisième, alors que nous avons négligé la première.

Troisième partie — Mon prochain choix

Demandez-vous :

« Compte tenu de cette réalité, quelle décision ou quelle action serait aujourd’hui la plus juste pour moi ? »

Choisissez une réponse concrète.

Elle peut être modeste.

Prendre un rendez-vous.

Avoir une conversation.

Modifier une priorité.

Reconnaître une erreur.

Demander de l’aide.

Ou décider de ne plus consacrer autant d’énergie à une situation sur laquelle vous n’avez aucune prise.

Terminez cet exercice par une phrase :

« Je reconnais que… et je choisis maintenant de… »

Par exemple :

« Je reconnais que cette décision ne dépend pas de moi, et je choisis maintenant de concentrer mes efforts sur les possibilités qui restent ouvertes. »

Ou :

« Je reconnais que je me suis trompé, et je choisis maintenant de réparer ce qui peut l’être. »

Ou encore :

« Je reconnais que cette situation ne me convient plus, et je choisis de prendre le temps d’examiner les changements possibles. »

Cette phrase ne résout pas nécessairement toute la difficulté.

Mais elle peut marquer un changement de posture.

Vous ne niez plus la réalité.

Vous commencez à vous repositionner face à elle.

Accepter et le Leadership Intérieur™

Le Leadership Intérieur™ ne consiste pas à maîtriser toutes les circonstances.

Il consiste à développer notre capacité à nous diriger au sein des situations que nous rencontrons.

Cela suppose une forme de lucidité.

Nous devons reconnaître les faits.

Nos responsabilités.

Nos limites.

Les conséquences de nos décisions.

Et les éléments sur lesquels nous ne disposons pas d’un pouvoir direct.

Une personne qui exerce son leadership intérieur peut reconnaître qu’elle s’est trompée.

Elle peut admettre qu’une situation a changé.

Elle peut écouter une opinion différente.

Elle peut accepter de ne pas être approuvée par tout le monde.

Et elle peut continuer à agir sans attendre que toutes les circonstances deviennent favorables.

Cette posture n’est pas une forme de passivité.

Elle repose au contraire sur une responsabilité plus précise.

Nous cessons progressivement de vouloir tout maîtriser.

Et nous apprenons à mieux utiliser notre capacité réelle de décision.

Le Leadership Intérieur™ commence aussi lorsque nous reconnaissons ce qui ne dépend pas de nous, sans renoncer à répondre de ce qui dépend de nous.

Découvrir le Leadership Intérieur™

Accepter au sein de l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle

Accepter est la deuxième des sept attitudes gagnantes des 1 %.

Elle complète la première attitude, Accueillir, et contribue aux quatre dimensions de l’Excellence Personnelle.

Être — Se connaître et retrouver ses fondations intérieures.

Accepter nous aide à reconnaître notre situation actuelle, nos forces et nos limites sans nous définir uniquement par nos difficultés.

Faire — Transformer ses intentions en actions.

Accepter nous permet de partir des circonstances réelles plutôt que d’attendre une situation idéale.

Devenir — Grandir et développer son potentiel.

Accepter nos capacités actuelles et nos erreurs peut nous aider à identifier ce que nous souhaitons apprendre ou développer.

Incarner — Vivre pleinement ses convictions.

Accepter que nos choix ne plaisent pas toujours à tout le monde peut nous permettre de vivre davantage en accord avec nos valeurs.

Les quatre dimensions et les sept attitudes ne sont pas des parcours concurrents.

Elles constituent deux regards complémentaires sur notre progression.

Les dimensions nous permettent de comprendre ce qui évolue en nous.

Les attitudes nous aident à aborder plus consciemment les situations qui contribuent à cette évolution.

Découvrir les 4 dimensions de l’Excellence Personnelle

Explorer l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle

Reconnaître la réalité pour retrouver sa liberté de choisir

Nous aimerions parfois que notre vie corresponde exactement à ce que nous avions prévu.

Que les autres comprennent nos intentions.

Que nos efforts soient toujours récompensés.

Que nos décisions produisent les résultats attendus.

Et que les difficultés disparaissent lorsque nous avons suffisamment réfléchi.

Mais notre existence ne fonctionne pas ainsi.

Nous rencontrons des imprévus.

Des déceptions.

Des limites.

Des erreurs.

Et des situations que nous n’aurions pas choisies.

Nous pouvons passer beaucoup de temps à souhaiter que ces réalités soient différentes.

Ou apprendre progressivement à les reconnaître pour retrouver notre capacité d’action.

Cela ne signifie pas renoncer à nos ambitions.

Ni abandonner nos convictions.

Ni accepter l’inacceptable sans chercher à le faire évoluer.

Cela signifie simplement que nous ne pouvons pas choisir librement notre prochaine direction si nous refusons constamment de regarder notre point de départ.

Accepter, ce n’est pas renoncer à changer sa vie. C’est reconnaître la réalité à partir de laquelle nous pouvons commencer à la changer.

Nous ne pouvons pas réécrire chaque événement.

Nous ne pouvons pas contrôler chaque réaction.

Nous ne pouvons pas garantir chaque résultat.

Mais nous pouvons apprendre à reconnaître ce qui est.

À assumer ce qui nous appartient.

À distinguer nos possibilités.

Et à choisir notre prochain pas.

C’est une manière de reprendre sa place.

Avec lucidité.

Avec responsabilité.

Avec discernement.

Et avec davantage de sérénité.

C’est aussi cela, l’Excellence Personnelle.

La vie ne se subit pas. Elle se choisit.

Roland MOLLÉ — Auteur et Mentor en Excellence Personnelle

Retrouvez les 7 Attitudes Gagnantes des 1 %

1. Accueillir — Observer avant de réagir

Apprenez à prendre du recul et à reconnaître vos réactions avant de choisir comment répondre.

Découvrir l’attitude Accueillir

2. Accepter — Reconnaître la réalité pour avancer

Vous êtes ici. Cette deuxième attitude vous invite à reconnaître ce qui est pour retrouver votre capacité d’action.

Découvrir l’attitude Accepter

3. S’alléger — Faire de la place à l’essentiel

Identifiez ce qui vous retient et retrouvez de l’espace pour vos véritables priorités.

Découvrir l’attitude S’alléger

4. S’aligner — Retrouver une direction fidèle à vos valeurs

Apprenez à rapprocher vos choix de ce qui compte réellement pour vous.

Découvrir l’attitude S’aligner

5. Activer — Prendre la décision de commencer

Transformez vos intentions en engagements concrets.

Découvrir l’attitude Activer

6. Agir — Donner une réalité à ses choix

Passez de la décision à l’action avec davantage de conscience et de constance.

Découvrir l’attitude Agir

7. Ancrer — Construire une progression durable

Consolidez les comportements qui vous permettent de vivre davantage en accord avec vos convictions.

Découvrir l’attitude Ancrer

Retrouvez l'ensemble de l'Approche 360°

Les 7 Attitudes Gagnantes des 1 % constituent la deuxième branche de l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle.

Pour découvrir comment elles complètent les quatre dimensions Être, Faire, Devenir et Incarner :

Explorer l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle

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