Incarner — Vivre pleinement ses convictions

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Il ne suffit pas de savoir qui nous voulons être. Il arrive un moment où nos valeurs, nos convictions et nos décisions doivent se retrouver dans notre manière de vivre. C’est là que l’Excellence Personnelle prend toute sa dimension.

Nous connaissons tous des personnes qui dégagent une forme de présence particulière.

Elles n’ont pas nécessairement besoin de parler beaucoup.

Elles ne cherchent pas à attirer l’attention.

Elles n’essaient pas d’impressionner leur entourage.

Pourtant, quelque chose se dégage de leur manière d’être.

Une forme de calme.

De solidité.

De cohérence.

Elles semblent savoir ce qui compte pour elles.

Elles expriment leurs convictions sans chercher à les imposer.

Elles prennent leurs décisions sans demander systématiquement l’approbation des autres.

Elles peuvent reconnaître une erreur sans avoir le sentiment de perdre leur valeur.

Et lorsqu’une situation devient difficile, elles cherchent à rester fidèles à leurs principes plutôt qu’à réagir uniquement sous le coup de l’émotion.

Cette manière d’être peut donner l’impression d’une assurance naturelle.

Mais elle n’est pas nécessairement innée.

Elle peut se construire au fil des expériences, des décisions et des engagements.

C’est précisément ce que nous allons explorer dans cette quatrième dimension.

Incarner, c’est apprendre à faire de nos convictions une manière de vivre.

Il existe une différence entre connaître ses valeurs et les vivre

Nous pouvons connaître parfaitement les principes auxquels nous croyons.

Le respect.

La responsabilité.

La liberté.

L’honnêteté.

Le courage.

La fidélité à nos engagements.

La bienveillance.

Nous pouvons même les défendre avec conviction.

Mais lorsque nous examinons notre quotidien, nous découvrons parfois un décalage.

Nous affirmons que le respect est important, mais nous acceptons régulièrement des situations dans lesquelles nous ne nous respectons pas nous-mêmes.

Nous valorisons la liberté, mais nous n’osons pas exprimer certaines préférences.

Nous parlons de responsabilité, mais nous repoussons des décisions que nous savons nécessaires.

Nous considérons la sérénité comme essentielle, mais nous nous laissons parfois entraîner dans des réactions que nous regrettons.

Ces contradictions ne signifient pas que nos convictions sont fausses.

Elles montrent simplement qu’il existe parfois une distance entre ce que nous considérons comme juste et ce que nous parvenons réellement à vivre.

Cette distance peut être inconfortable.

Elle peut également devenir un point de départ.

Car lorsque nous reconnaissons ce décalage, nous pouvons commencer à le réduire.

Non pas en nous reprochant de ne pas être irréprochables.

Mais en choisissant progressivement des comportements plus cohérents avec nos valeurs.

Une conviction prend une autre dimension lorsqu’elle commence à guider nos décisions, nos paroles et nos actes.

Incarner ne signifie pas jouer un personnage

Lorsque nous souhaitons évoluer, nous pouvons être tentés d’imiter certaines personnes.

Leur manière de parler.

Leur assurance.

Leur posture.

Leur capacité à décider.

Leur présence.

Nous pouvons nous dire :

« J’aimerais être comme cette personne. »

Cette admiration peut nous inspirer.

Mais elle comporte également un risque.

Celui de chercher à reproduire une apparence plutôt que de développer une véritable solidité intérieure.

Une personne peut parler avec autorité sans être réellement sûre d’elle.

Elle peut afficher une grande confiance tout en recherchant constamment la reconnaissance.

Elle peut donner l’impression de maîtriser les situations alors qu’elle cherche surtout à dissimuler ses hésitations.

Incarner ses convictions ne consiste pas à fabriquer une image.

Ce n’est pas apprendre à paraître calme.

À sembler courageux.

À afficher une assurance permanente.

C’est développer une cohérence suffisamment profonde pour que notre comportement reflète de plus en plus naturellement ce qui compte pour nous.

Il ne s’agit donc pas de devenir quelqu’un d’autre.

Il s’agit de cesser progressivement de nous éloigner de nous-mêmes pour répondre à toutes les attentes.

La véritable présence ne repose pas uniquement sur l’image que nous donnons. Elle se construit aussi dans la relation que nous entretenons avec nos propres convictions.

La cohérence : le cœur de cette quatrième dimension

La cohérence personnelle ne signifie pas que nous agissons toujours parfaitement.

Elle signifie que nous cherchons à rapprocher trois éléments essentiels :

Ce que nous croyons.

Ce que nous choisissons.

Ce que nous faisons réellement.

Prenons un exemple.

Vous considérez que votre famille occupe une place essentielle dans votre vie.

Vous le savez.

Vous le dites.

Vous en êtes profondément convaincu.

Mais depuis plusieurs mois, vous acceptez des engagements qui empiètent constamment sur les moments que vous souhaitez lui consacrer.

Vous avez donc une conviction importante.

Mais vos décisions ne lui donnent pas toujours la place qu’elle mérite.

Incarner cette conviction peut commencer par un choix simple.

Refuser un engagement supplémentaire.

Préserver un moment dans votre semaine.

Modifier une organisation.

Ou accepter qu’une autre priorité doive momentanément passer au second plan.

Ce n’est pas nécessairement spectaculaire.

Mais c’est concret.

Vous commencez à vivre davantage ce que vous affirmez.

Cette recherche de cohérence concerne tous les domaines de notre existence.

Notre travail.

Nos relations.

Nos projets.

Notre manière de prendre soin de nous.

Nos responsabilités.

Et la place que nous accordons à ce qui compte réellement.

Incarner, c’est faire en sorte que nos valeurs ne restent pas seulement des principes que nous admirons, mais deviennent des repères que nous utilisons pour vivre.

La présence calme : prendre sa place sans chercher à l’imposer

Il existe une différence importante entre prendre sa place et chercher à occuper toute la place.

Certaines personnes pensent qu’il faut parler davantage, s’affirmer fortement ou imposer ses idées pour être reconnues.

Mais l’assurance ne se mesure pas uniquement au volume de notre voix.

Elle peut se manifester autrement.

Par une parole posée.

Une décision assumée.

Une écoute attentive.

Une limite exprimée sans agressivité.

La capacité à rester présent lorsqu’un désaccord apparaît.

Ou simplement le fait de ne plus ressentir le besoin de se justifier constamment.

Imaginez une réunion.

Plusieurs personnes échangent.

Certaines parlent beaucoup.

D’autres cherchent à convaincre.

Une personne intervient calmement.

Elle exprime son point de vue.

Elle explique son raisonnement.

Elle écoute les objections.

Elle reconnaît ce qu’elle ne sait pas.

Puis elle maintient sa position lorsque les arguments lui semblent suffisants, ou la modifie lorsqu’un élément nouveau le justifie.

Elle n’a pas besoin de dominer la conversation.

Elle n’a pas besoin de prouver qu’elle est la plus compétente.

Elle participe avec assurance et discernement.

C’est une manière de prendre sa place.

Cette posture ne garantit pas qu’elle sera toujours écoutée ou reconnue.

Mais elle lui permet de ne plus faire dépendre entièrement sa manière d’agir de la réaction des autres.

Incarner son leadership intérieur, c’est apprendre à être présent sans chercher à dominer, et à s’affirmer sans renoncer au respect.

Cinq expressions concrètes d’une posture incarnée

Pour mieux comprendre cette dimension, je vous propose cinq situations dans lesquelles nos convictions peuvent se traduire en comportements.

Ce ne sont pas cinq étapes supplémentaires de l’Approche 360°.

Ce sont des exemples concrets de la manière dont nous pouvons vivre ce que nous considérons comme important.

1. Exprimer ses convictions avec calme

Nous pouvons avoir des idées, des opinions et des convictions sans toujours oser les exprimer.

Nous craignons parfois de déplaire.

De provoquer un désaccord.

De ne pas trouver les mots justes.

Ou d’être jugés.

Incarner ses convictions ne signifie pas chercher à convaincre tout le monde.

Cela signifie apprendre à exprimer ce que nous pensons avec clarté et respect.

Nous pouvons dire :

« Je comprends votre point de vue. Pour ma part, je vois les choses différemment. »

Ou :

« Je ne partage pas entièrement cette analyse. Voici ce qui me conduit à une autre conclusion. »

Nous n’avons pas besoin d’élever la voix pour affirmer une position.

Nous n’avons pas non plus besoin de nous excuser systématiquement d’avoir un avis.

L’essentiel est de pouvoir participer à l’échange sans nous effacer et sans chercher à écraser les autres.

2. Prendre des décisions et les assumer

Toute décision comporte une part d’incertitude.

Nous ne disposons pas toujours de toutes les informations.

Nous ne pouvons pas prévoir toutes les conséquences.

Et il arrive que plusieurs possibilités présentent des avantages et des inconvénients.

Une posture incarnée ne consiste pas à être certain de tout.

Elle consiste à apprendre à décider avec les éléments dont nous disposons, en tenant compte de nos valeurs et de nos responsabilités.

Puis à assumer notre choix.

Cela ne signifie pas refuser de changer d’avis.

Une personne responsable doit aussi savoir reconnaître une erreur ou modifier sa décision lorsque la situation évolue.

Mais elle ne laisse pas systématiquement les autres décider à sa place pour éviter toute responsabilité.

L’assurance ne consiste pas à toujours choisir juste. Elle consiste aussi à apprendre à répondre de ses choix.

3. Poser des limites sans agressivité

Nous pouvons accorder une grande importance au respect et pourtant éprouver des difficultés à dire non.

Nous acceptons parfois pour éviter un conflit.

Pour ne pas décevoir.

Pour préserver une relation.

Ou parce que nous avons pris l’habitude de faire passer les demandes des autres avant nos propres priorités.

Mais respecter les autres ne signifie pas renoncer systématiquement à nos besoins.

Nous pouvons apprendre à poser une limite.

À expliquer une contrainte.

À refuser une demande.

À proposer une autre solution.

Sans agressivité.

Sans mépris.

Et sans devoir nous justifier indéfiniment.

Dire non peut être une manière de respecter un engagement déjà pris.

De préserver une priorité.

Ou simplement de reconnaître nos propres limites.

Incarner ses valeurs, c’est aussi accepter que nos décisions ne plaisent pas toujours à tout le monde.

4. Rester fidèle à ses principes dans les moments difficiles

Il est relativement simple de défendre certaines valeurs lorsque tout se passe bien.

Mais les situations difficiles peuvent mettre nos convictions à l’épreuve.

La fatigue.

La pression.

Un désaccord.

Une critique.

Une erreur.

Une décision impopulaire.

Nous pouvons alors être tentés de réagir d’une manière qui ne correspond pas à la personne que nous souhaitons être.

Incarner ne signifie pas ne jamais ressentir de colère, de peur ou de frustration.

Cela signifie apprendre à reconnaître ces réactions et, lorsque cela est possible, à choisir notre comportement plutôt que de nous laisser guider uniquement par notre premier réflexe.

Parfois, cela consiste à différer une réponse.

À demander un temps de réflexion.

À reconnaître que nous sommes contrariés.

Ou à revenir sur une parole maladroite.

La cohérence ne se mesure pas uniquement à notre capacité à éviter les erreurs.

Elle se manifeste aussi dans notre manière de les reconnaître et de les réparer.

5. Agir de la même manière lorsque personne ne regarde

Nous pouvons facilement adapter notre comportement au regard des autres.

Nous faisons attention à notre image.

À notre réputation.

À la manière dont nous sommes perçus.

Mais une question mérite d’être posée :

« Est-ce que je respecte mes convictions lorsque personne ne peut me féliciter ou me juger ? »

Cette question concerne nos engagements personnels.

Notre manière de travailler.

Les promesses que nous nous faisons.

Le respect que nous accordons aux autres.

Et les décisions que nous prenons dans des situations ordinaires.

Une personne qui valorise la responsabilité peut choisir d’accomplir correctement une tâche même lorsque personne ne vérifie son travail.

Une personne qui accorde de l’importance à l’honnêteté peut reconnaître une erreur sans attendre qu’elle soit découverte.

Une personne qui souhaite vivre avec davantage de sérénité peut décider de ne pas entretenir inutilement un conflit.

Ce sont parfois des actes discrets.

Mais ils contribuent à construire notre manière d’être.

L’Excellence Personnelle se manifeste aussi dans les comportements que personne ne remarque.

Devenir et Incarner : quelle différence ?

Ces deux dimensions sont proches.

Elles sont pourtant distinctes.

Devenir concerne le développement progressif de nos capacités.

Nous apprenons à mieux décider.

À nous affirmer.

À gérer certaines situations.

À développer notre constance.

À faire davantage confiance à notre jugement.

Incarner concerne la manière dont ces capacités commencent à s’intégrer dans notre vie.

Prenons une personne qui souhaite apprendre à poser des limites.

Au début, elle doit réfléchir longuement avant de refuser une demande.

Elle prépare ses phrases.

Elle ressent de l’inconfort.

Elle doute après avoir répondu.

Elle est en train de développer une capacité.

C’est la dimension Devenir.

Puis, à travers ses expériences, elle apprend à reconnaître plus facilement les situations dans lesquelles une limite est nécessaire.

Elle exprime son refus avec davantage de simplicité.

Elle ne se sent plus obligée de fournir de longues justifications.

Elle accepte que son interlocuteur puisse être déçu sans considérer automatiquement qu’elle a mal agi.

Cette manière de se comporter devient progressivement plus familière.

C’est la dimension Incarner.

La différence ne repose donc pas sur une frontière rigide.

Nous pouvons développer une capacité et commencer à l’incarner en même temps.

Mais elle permet de comprendre une évolution importante.

Devenir, c’est développer la personne que nous souhaitons être. Incarner, c’est apprendre à vivre de plus en plus naturellement comme cette personne.

La légitimité ne se construit pas uniquement dans le regard des autres

Beaucoup de personnes attendent une forme de reconnaissance avant d’oser prendre pleinement leur place.

Elles pensent qu’elles pourront s’affirmer lorsqu’elles auront davantage d’expérience.

Lorsqu’elles seront parfaitement compétentes.

Lorsqu’elles auront obtenu un résultat important.

Ou lorsque leur entourage leur aura confirmé qu’elles sont à la hauteur.

Mais cette attente peut durer longtemps.

Car il est toujours possible de trouver une nouvelle raison de douter.

Une compétence à acquérir.

Une expérience qui manque.

Une comparaison défavorable.

Une personne qui semble mieux réussir.

Bien sûr, les compétences et l’expérience comptent.

Nous devons reconnaître nos limites et continuer à apprendre.

Mais notre capacité à exprimer une opinion, à prendre une décision ou à respecter nos propres valeurs ne doit pas dépendre exclusivement d’une validation extérieure.

Nous pouvons reconnaître notre valeur sans nous considérer supérieurs aux autres.

Nous pouvons exprimer nos convictions sans prétendre détenir toutes les réponses.

Nous pouvons prendre notre place sans attendre que chacun nous y autorise.

Cette évolution demande parfois du temps.

Mais elle constitue un aspect essentiel d’une posture incarnée.

Nous commençons à prendre pleinement notre place lorsque nous cessons progressivement de demander au regard des autres de déterminer toute notre légitimité.

Incarner le Leadership Intérieur™

Le Leadership Intérieur™ occupe une place particulière dans cette quatrième dimension.

Car il ne s’agit pas uniquement de comprendre comment nous devrions nous conduire.

Il s’agit d’apprendre à nous diriger réellement.

Dans nos décisions.

Nos relations.

Nos responsabilités.

Nos engagements.

Et les situations que nous rencontrons.

Une personne qui développe son leadership intérieur apprend progressivement à reconnaître ce qui dépend d’elle.

Elle ne cherche pas à tout contrôler.

Elle ne prétend pas ne jamais douter.

Elle ne confond pas assurance et domination.

Mais elle s’efforce de rester responsable de sa manière d’agir.

Elle sait écouter.

Prendre du recul.

Décider.

Reconnaître ses erreurs.

Exprimer ses convictions.

Et faire preuve de constance lorsque cela compte.

Cette posture peut se manifester dans une réunion professionnelle.

Dans une conversation familiale.

Dans la conduite d’un projet.

Dans une décision personnelle.

Ou dans une situation où il serait plus facile de se taire que d’exprimer ce que nous pensons.

Le Leadership Intérieur™ devient particulièrement visible lorsque nos principes ne restent plus seulement des idées, mais commencent à guider notre comportement quotidien.

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La véritable assurance n’a pas besoin d’être spectaculaire

Nous associons parfois l’assurance à des comportements très visibles.

Parler devant une assemblée.

Prendre des décisions importantes.

Diriger une équipe.

Défendre publiquement une conviction.

Ces situations peuvent demander du courage.

Mais l’assurance se manifeste aussi dans des moments beaucoup plus ordinaires.

Dire que nous ne savons pas.

Demander de l’aide.

Reconnaître une erreur.

Exprimer un désaccord sans agressivité.

Refuser un engagement supplémentaire.

Prendre le temps de réfléchir avant de répondre.

Ou choisir de ne pas participer à une discussion qui ne mène nulle part.

Ces comportements peuvent sembler simples.

Pourtant, ils demandent parfois une réelle solidité intérieure.

Car ils nous obligent à accepter de ne pas toujours correspondre à l’image que les autres attendent de nous.

Une personne véritablement assurée n’a pas besoin d’afficher sa confiance à chaque instant.

Elle peut reconnaître ses hésitations.

Elle peut écouter des opinions différentes.

Elle peut apprendre.

Et elle peut rester calme sans chercher à paraître invulnérable.

Incarner ses convictions, ce n’est pas devenir impressionnant. C’est devenir plus cohérent, plus présent et plus fidèle à soi-même.

Quand nos anciennes habitudes réapparaissent

Il serait irréaliste de penser qu’une nouvelle posture devient définitivement acquise.

Nous pouvons avoir appris à nous affirmer et retrouver certaines hésitations dans une situation difficile.

Nous pouvons être habituellement calmes et réagir vivement sous l’effet de la fatigue.

Nous pouvons prendre des décisions avec assurance dans notre travail et manquer de confiance dans une situation personnelle.

Cela ne signifie pas que tous nos progrès ont disparu.

Notre manière d’être dépend aussi des circonstances.

Du contexte.

De notre état de fatigue.

De l’importance émotionnelle d’une situation.

Et des expériences que nous avons vécues.

Incarner ne signifie donc pas ne plus jamais rencontrer de difficulté.

Cela signifie développer une capacité croissante à reconnaître nos écarts et à retrouver nos repères.

Nous pouvons nous demander :

Pourquoi ai-je réagi ainsi ?

Qu’est-ce qui était important pour moi dans cette situation ?

Quel comportement aurait été davantage conforme à mes convictions ?

Que pourrais-je faire différemment la prochaine fois ?

Cette réflexion nous aide à poursuivre notre progression sans transformer chaque difficulté en jugement sur notre valeur.

Une posture solide n’est pas une posture qui ne vacille jamais. C’est une posture à laquelle nous apprenons à revenir.

Un exercice : faire vivre une conviction pendant sept jours

Je vous propose un exercice concret pour commencer à travailler cette quatrième dimension.

Il ne s’agit pas de transformer toute votre personnalité.

Il s’agit de choisir une conviction importante et de lui donner une place plus visible dans votre quotidien.

1. Choisissez une conviction

Prenez quelques minutes pour répondre à cette question :

« Quelle valeur ou quel principe est particulièrement important pour moi aujourd’hui ? »

Cela peut être :

Le respect.

La responsabilité.

La liberté.

Le courage.

La sérénité.

La fidélité à vos engagements.

L’honnêteté.

Ou toute autre valeur qui possède un sens réel pour vous.

Choisissez-en une seule.

2. Observez votre comportement actuel

Demandez-vous :

« Dans quelles situations est-ce que je vis déjà cette conviction ? »

Puis :

« Dans quelles situations ai-je encore du mal à la respecter ? »

Cherchez des exemples précis.

Évitez les jugements généraux.

L’objectif est de comprendre, pas de vous condamner.

3. Définissez un comportement visible

Imaginez une situation que vous rencontrerez probablement au cours des prochains jours.

Puis demandez-vous :

« Si je vivais pleinement cette conviction, comment me comporterais-je dans cette situation ? »

Si vous avez choisi le respect, vous pourriez décider d’exprimer un désaccord sans attaquer la personne.

Si vous avez choisi la responsabilité, vous pourriez prendre une décision que vous repoussez.

Si vous avez choisi la sérénité, vous pourriez vous accorder quelques instants avant de répondre à une remarque difficile.

Si vous avez choisi la liberté, vous pourriez exprimer une préférence que vous avez tendance à taire.

Choisissez un comportement simple et précis.

4. Mettez-le en pratique

Pendant les sept prochains jours, soyez attentif aux occasions de vivre cette conviction.

Vous n’avez pas besoin de réussir parfaitement.

Vous avez besoin d’observer et d’expérimenter.

Lorsque vous y parvenez, reconnaissez-le.

Lorsque vous rencontrez une difficulté, cherchez à comprendre ce qui s’est passé.

5. Faites votre bilan

À la fin de la semaine, répondez à quatre questions :

  • Dans quelles situations ai-je réussi à vivre cette conviction ?

  • Qu’est-ce qui m’a aidé ?

  • Qu’est-ce qui m’a encore retenu ?

  • Quel comportement aimerais-je continuer à développer ?

Cet exercice permet de passer d’une valeur que nous affirmons à une valeur que nous commençons à vivre plus consciemment.

Et c’est précisément le sens de cette quatrième dimension.

Incarner ne signifie pas être toujours fort

Je souhaite insister sur un point essentiel.

Nous pouvons rechercher une posture plus assurée sans nous imposer l’obligation d’être forts en permanence.

Nous avons tous des moments de doute.

Des périodes de fatigue.

Des difficultés personnelles.

Des décisions qui nous inquiètent.

Des situations dans lesquelles nous avons besoin d’être accompagnés.

Reconnaître ces réalités ne nous rend pas moins légitimes.

Une personne responsable peut demander de l’aide.

Une personne courageuse peut reconnaître sa peur.

Une personne assurée peut admettre qu’elle ne sait pas.

Une personne fidèle à ses valeurs peut constater qu’elle s’en est momentanément éloignée.

L’Excellence Personnelle ne doit pas devenir un nouveau masque.

Elle doit au contraire nous permettre de vivre avec davantage d’authenticité.

Incarner ses convictions ne consiste pas à cacher ses fragilités. Cela consiste à apprendre à rester fidèle à ce qui compte, tout en reconnaissant pleinement notre humanité.

La quatrième dimension au sein de l’Approche 360°

Incarner ne fonctionne pas indépendamment des autres dimensions.

Elle s’appuie sur elles et contribue à leur développement.

Être nous permet de reconnaître nos valeurs, nos convictions et notre identité.

Faire nous invite à traduire nos intentions en décisions et en actes.

Devenir nous aide à développer progressivement les capacités nécessaires pour évoluer.

Incarner nous permet de construire une cohérence plus durable entre ce que nous croyons et notre manière de vivre.

Ces quatre dimensions interagissent.

Une décision peut nous aider à mieux nous connaître.

Une expérience peut renforcer notre assurance.

Un comportement répété peut modifier notre manière de nous considérer.

Et une conviction vécue peut nous conduire à prendre de nouvelles décisions.

Elles ne constituent donc pas quatre étapes rigides.

Elles représentent quatre regards complémentaires sur notre développement personnel.

Dans l’Approche 360°, elles sont également complétées par les sept attitudes gagnantes des 1 % :

Accueillir. Accepter. S’alléger. S’aligner. Activer. Agir. Ancrer.

Ces attitudes nous aident à aborder les situations de la vie avec davantage de conscience et de responsabilité.

Les quatre dimensions nous montrent les différents aspects de notre évolution.

Les sept attitudes nous aident à choisir comment avancer dans les situations qui contribuent à cette évolution.

Découvrir les 4 dimensions de l’Excellence Personnelle

Explorer l’Approche 360° de l’Excellence Personnelle

La personne que vous souhaitez être se révèle dans votre manière de vivre

Il arrive un moment où nous n’avons plus seulement envie de comprendre.

Nous voulons vivre autrement.

Nous ne voulons plus simplement savoir qu’il serait préférable de nous affirmer.

Nous voulons apprendre à exprimer nos convictions.

Nous ne voulons plus seulement reconnaître que nos valeurs sont importantes.

Nous voulons leur accorder une place réelle dans nos décisions.

Nous ne voulons plus uniquement imaginer une personne plus calme, plus assurée et plus responsable.

Nous voulons progressivement développer cette manière d’être.

C’est précisément ce que représente la dimension Incarner.

Non pas atteindre une version parfaite de nous-mêmes.

Mais construire une cohérence suffisamment profonde pour que nos convictions se retrouvent de plus en plus naturellement dans nos comportements.

Nous pouvons continuer à apprendre.

À douter parfois.

À modifier nos décisions.

À reconnaître nos erreurs.

Mais nous ne sommes plus obligés de laisser systématiquement nos peurs, nos habitudes ou les attentes extérieures choisir à notre place.

Nous pouvons apprendre à nous tenir davantage dans nos propres convictions.

Avec calme.

Avec discernement.

Avec responsabilité.

Et avec respect pour les autres.

Prendre pleinement sa place ne signifie pas devenir plus important que les autres. Cela signifie cesser de considérer que notre propre place est moins légitime.

C’est aussi cela, l’Excellence Personnelle.

Une manière d’être.

Une manière de décider.

Une manière d’agir.

Et finalement, une manière de vivre.

La vie ne se subit pas. Elle se choisit.

Roland MOLLÉ — Auteur et Mentor en Excellence Personnelle

Retrouvez les quatre dimensions de l'Excellence Personnelle

1. Être — Se connaître et retrouver ses fondations intérieures

Retrouvez vos valeurs, vos convictions et les repères qui vous permettent de mieux vous comprendre.

Découvrir la dimension Être

2. Faire — Transformer ses intentions en actions

Apprenez à passer de la réflexion à la décision et à donner une réalité à vos priorités.

Découvrir la dimension Faire

3. Devenir — Grandir et développer son potentiel

Développez progressivement les capacités qui vous permettront d’avancer avec davantage d’assurance et de sérénité.

Découvrir la dimension Devenir

4. Incarner — Vivre pleinement ses convictions

Vous êtes ici. Cette quatrième dimension vous invite à faire de vos valeurs une manière de vivre.

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Commencez à reprendre votre place

Vous avez parfois le sentiment de ne pas vivre pleinement selon vos convictions ?

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J’ai créé un guide gratuit pour vous aider à faire le point sur votre situation et commencer à reprendre votre place dans votre propre vie.

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