Sortir de L’illusion de l’action. Il y a une phrase que j’ai longtemps répétée sans même m’en rendre compte.
« Je n’ai pas le temps. »
Sur le moment, elle me semblait légitime. Presque évidente. J’avais des journées pleines, un agenda chargé, des responsabilités. Je passais d’une tâche à l’autre sans m’arrêter, avec cette impression constante d’être utile, engagé, nécessaire.
Et quelque part, ça me rassurait, parce que tant que j’étais occupé, je n’avais pas besoin de me poser les vraies questions ni de regarder en face ce qui n’avançait pas.
Je ne manquais pas de temps. Je manquais de direction.
Pendant des années, j’ai rempli mes journées comme on remplit un vide. Je répondais à tout, je faisais tout, je disais oui à tout, sans jamais me demander si cela avait réellement du sens.
À la fin de la journée, j’étais épuisé. Mais ce n’était pas une bonne fatigue. Ce n’était pas la fatigue de celui qui construit. C’était la fatigue de celui qui s’éparpille.
Le soir, une fois le silence revenu, il y avait toujours ce moment. Plus de téléphone, plus de sollicitations, plus de bruit… juste cet instant où tu te retrouves face à toi-même. Et là, la question revenait, toujours la même : qu’est-ce que j’ai réellement fait aujourd’hui qui aura encore de l’importance dans six mois ?
J’avais été actif… mais je n’avais pas avancé.
C’est là que j’ai compris quelque chose qui m’a marqué profondément : on peut remplir ses journées sans jamais construire sa vie. L’agitation donne l’illusion du mouvement, mais elle ne garantit rien.
L’agitation rassure… mais elle ne construit rien.
Ce qui est trompeur, c’est que cette agitation est valorisée. On admire les gens occupés, on respecte ceux qui courent dans tous les sens, on associe la fatigue à l’engagement. Alors on continue, on s’adapte, on accélère, on en fait toujours un peu plus… mais au fond, rien ne change.
Avec le temps, j’ai compris que cette agitation n’était pas du courage. C’était une fuite. Une manière d’éviter le moment où il faut s’arrêter, choisir et décider. Parce que décider, c’est renoncer, et renoncer est inconfortable. Alors beaucoup préfèrent rester occupés.
S’occuper est devenu plus facile que décider.
Mais il y a un prix. Un prix silencieux, un prix que l’on ne voit pas immédiatement. Le prix, c’est la stagnation.
Tu fais beaucoup, mais tu n’avances pas. Tu avances dans tes journées, mais pas dans ta vie. Et un jour, tu te retrouves exactement au même endroit, avec plus de fatigue, plus de frustration et moins d’énergie pour changer.
Tu avances dans tes journées… mais pas dans ta vie.
Ce jour-là, j’ai arrêté de me mentir. J’ai compris que je passais plus de temps à répondre aux urgences des autres qu’à construire ce qui comptait vraiment pour moi. Je vivais dans la réaction, pas dans la décision.
Et c’est là que quelque chose a basculé.
J’ai compris que le problème n’était pas mon emploi du temps. Le problème, c’était mon absence de cap.
Tant que tu ne sais pas où tu vas… tout devient important.
Chaque demande paraît urgente, chaque opportunité semble intéressante, chaque distraction trouve sa place. Et sans t’en rendre compte, tu perds le contrôle.
Reprendre le contrôle ne commence pas par faire plus. Ça commence par s’arrêter.
S’arrêter pour regarder.
S’arrêter pour comprendre.
S’arrêter pour trier.
La première chose que j’ai faite, c’est couper le bruit. Pas complètement, pas définitivement, mais suffisamment pour retrouver de l’espace.
La clarté naît dans le silence.
Une heure, sans téléphone, sans écran, sans distraction. Au début, c’est inconfortable. Puis, petit à petit, quelque chose se passe. Le calme revient, les pensées s’organisent, et surtout, une chose devient évidente : tout ce que tu fais n’a pas la même importance.
Alors j’ai commencé à regarder mes journées différemment, non plus en termes de quantité, mais en termes d’impact. Qu’est-ce qui fait réellement avancer ma vie ?
Pas mes journées. Ma vie.
J’ai aussi identifié mes “refuges”, ces tâches vers lesquelles je me tournais automatiquement dès que je devais affronter quelque chose d’important. Ranger, répondre, ajuster, optimiser… tout sauf décider.
Et puis j’ai changé une seule chose.
Chaque matin, avant de commencer, je me posais une question. Une seule.
Quelle est l’action qui, si elle est faite aujourd’hui, fera vraiment avancer les choses ?
Pas dix actions. Pas une liste. Une seule.
Et je commençais par ça.
Le reste devient secondaire.
Ce n’est pas compliqué, mais ça demande de résister à l’agitation, de dire non, de laisser certaines choses de côté.
Tu n’as pas besoin de plus de temps. Tu as besoin de plus de clarté.
Et la clarté est une décision.
Alors arrête de courir. Regarde. Choisis. Et avance.
C’est SIMPL™.
Roland Mollé
Mentor — Clarté & Décision
💡 Note de Roland : Si tu sens que tu stagnes malgré tes efforts, ce n’est pas un manque de volonté, mais un manque de direction. Pour t’aider, j’ai créé Télécharger : 7 étapes pour reprendre le contrôle de ta vie . C’est un guide PDF gratuit que je t’envoie immédiatement pour t’aider à reprendre le contrôle et passer à l’action.



